Management

L’ENTREPRENEUR ET LE MANAGEMENT

L’entrepreneur, bien que créateur, pratique également le management. Tout d’abord, il doit gérer son projet de création. Après avoir créé son entreprise, il peut aussi décider de la gérer.

Diverses compétences en management peuvent être requises car l’entrepreneur, dans son quotidien, peut être amené à réaliser diverses taches:

  • en réalisant son projet d’entreprise: prendre des décisions, anticiper et gérer les crises, négocier,  gérer un projet, gérer les risques, monter un tableau de bord
  • face à son équipe: créer son équipe, développer son leadership, susciter la cohésion d’équipe, motiver l’équipe, gérer les conflits, gérer le changement, réseauter, convaincre et argumenter
  • face à lui-même: gérer ses émotions, gérer le stress, gérer son temps

LES STYLES DE MANAGEMENT

Les auteurs en management ont proposé plusieurs styles de management.

Selon Lewin Kurt, il y a trois styles:

  • Le leader autoritaire donne des ordres et est éloigné de ses subordonnés.
  • Le leader démocratique dirige le groupe en acceptant les remarques, la discussion
  • Le leadership du laisser-faire implique que les directives, les informations sont sollicitées par le groupe. Le manager ne s’implique pas.

 

Selon Likert Rensis, il y a quatre styles:

  • Le style autoritaire exploiteur: Motivation fondée sur la crainte, les menaces et sanctions – Communications peu nombreuses, surtout descendantes avec de grandes déformations – Éloignement psychologique des chefs et des subordonnés – Très faibles esprit d’équipe – Forte centralisation – Décisions prises au sommet sans consultation des subordonnés
  • Le style autoritaire paternaliste: Motivation fondée sur les récompenses et les sanctions, attitude soumise des subordonnés – Faible conscience des responsabilités de la part des subordonnés – Filtrage des informations remontantes – Quelques décisions de faible importance prises aux niveaux inférieurs – Faible incitation au travail en équipe – Existence d’une organisation informelle plus ou moins hostile à la poursuite des objectifs de l’organisation formelle
  • Le style consultatif: Motivation plutôt bonne – Recherche de l’implication des subordonnés dans la prise de décision – Communication ascendante et descendante fiables – Bonne coopération latérale – Encouragement au travail en équipe
  • Le style participatif: La prise de décision, la définition des objectifs, le règlement des conflits se font avec les groupes – Réelle communication ascendante et descendante – L’organisation trouve sa cohésion grâce à la participation de chaque groupe – Large décentralisation des contrôles

 

Mac Gregor Douglas propose les deux théories :

  • Selon la théorie X, l’homme n’aime pas travailler, n’est pas ambitieux et rejette les responsabilités. Cette vision, en général celle des dirigeants, sous entend que l’homme doit être dirigé, contrôlé.
  • D’après la théorie Y, l’homme est motivé par son travail qui est source de satisfaction. Il accepte les responsabilités et sait faire preuve de créativité, d’initiative. MCGREGOR considère que ce type de management est plus adapté à l’homme.

théorieX

théorieY

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Robert Blake et Jane Mouton expliquent l’existence de cinq styles de management:

  • Le style laisser-faire:
    Description : Approche fondamentalement paresseuse – Forte délégation
    Caractéristiques : Basse préoccupation pour le personnel et la production – Préoccupation principale : éviter les ennuis
    Résultats : Désorganisation, mécontentement et désaccord
  • Le style country-club:
    Description : Attention particulière aux besoins des employés.
    Caractéristiques : Préoccupation élevée pour le facteur humain, mais basse pour la production.- Beaucoup d’attention à la sécurité et au confort des employés en croyant que ceci accroîtra la performance. – Presque incapable d’utiliser les moindre pouvoirs légitimes, punitif, coercitifs.
    Résultats : Une atmosphère habituellement amicale, mais pas nécessairement très productive.
  • Le style produire ou périr:
    Description : Leader autoritaire ou exigeant.
    Caractéristiques : Préoccupation élevée pour la production et basse pour le personnel. – Pression sur les employés par des règles et des punitions pour réaliser les buts de l’entreprise. – Souvent appliqué par des entreprises en position d’échec ( ou gestion de crise).
    Résultats : Haute production à court terme – Mais turnover élevé
  • Le style mi-chemin:
    Description : Équilibre entre besoin du personnel et de l’entreprise
    Caractéristiques : Préoccupation au personnel et à la production – Performance acceptable.
    Résultats : Compromis dans lesquels ni les besoins de la production ni ceux du personnel ne sont entièrement atteints.
  • Le style d’équipe:
    Description : Préoccupation élevée au personnel et à la production – Motivation élevée
    Caractéristiques : Style doux basé sur les propositions de la théorie Y de McGregor.- Travail d’équipe et engagement – Sentiment de faire partie de l’affaire familiale – Compréhension de l’objectif organisationnel – Détermination des besoins de production
    Résultats : Environnement d’équipe basé sur la confiance et le respect – Satisfaction et motivation élevée – Production élevée.

blake et mouton

 

 

Paul Hersey et Kenneth Blanchard proposent le leadership situationnel. Selon eux, il n’y a pas de recette miracle. Un leadership réussi passe par le choix adéquat du style de gestion en fonction du degré de maturité des subordonnés. Les leaders doivent progressivement abandonner au fur et à mesure que ceux-ci deviennent plus compétents. Ainsi, il y a quatre styles de leadership et de management:

  • Leadership directif ou autocratique (diriger): Le leader prend les décisions lui-même en indiquant aux dirigés ce qu’ils doivent faire. Ce style donne les meilleurs résultats si les personnes dirigées ne sont ni disposées à accomplir la tâche, ni capables de le faire.
  • Leadership persuasif (entraîner): Le leader prend les décisions lui-même, mais en indique les motifs. Ce style donne les meilleurs résultats si les personnes dirigées sont disposées à accomplir la tâche, mais ne savent pas comment s’y prendre.
  • Leadership de participation (épauler): Le leader demande aux dirigés ce qu’il convient de faire, mais prend lui-même les décisions ultimes. Ce style donne les meilleurs résultats si les personnes dirigées sont capables d’accomplir la tâche, mais ne sont pas disposées à le faire.
  • Leadership de délégation (déléguer): Le leader laisse les dirigés décider de ce qu’il convient de faire. Ce style donne les meilleurs résultats si les personnes dirigées sont disposées à accomplir la tâche et savent comment s’y prendre.

Hensey blanchard

 

 

Video: « Le bic cristal, l’histoire du célèbre stylo »

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