Trafic aérien et maritime? deux apps pour avoir une idée claire

Savoir si son pays se trouve ou non dans les circuits mondiaux standards des échanges commerciaux facilite l’orientation de son business. Savoir la fréquence et la liste des compagnies aériennes et maritimes qui desservent son pays… permet d’avoir une idée sur sa stratégie d’exportation et/ou d’approvisionnement.

Voici deux outils simples mais puissants pour nous aider dans ce sens. Ces outils, piochés parmi tant d’autres sur le net, auparavant inexistants, sont actuellement disponibles après le développement des technologies satellitaires et les base de données interconnectées  (google map, AIS, ADS-B…).

1. flightradar24.com

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Flightradar24.com permet d’avoir, en temps réel, je dis bien en temps réel, le mouvement des avions dans le monde. Nous pouvons voir sur la carte en haut par exemple, la densité du trafic aérien en Afrique comparée à celle d’une partie de l’Europe et de l’Asie.

Il existe en version web et en version iOS et android. Vous pouvez zoomer. Vous pouvez cliquer sur chaque icône d’avion pour avoir des informations détaillées sur l’avion: le modèle (photo, date de mise en circulation…), l’heure de départ et d’arrivée, l’aéroport d’embarquement et de débarquement, et même les retards, etc.

En bas, après avoir zoomé, vous pouvez voir la partie sud ouest de l’océan indien, comment est le trafic à Madagascar comparé aux autres îles de Maurice et de la Réunion. No comment.

plane

 

2. marinetraffic.com

generalshipmarinetraffic.com vous donne la cartographie live des mouvements des navires dans le monde. Vous pouvez cliquer sur chaque icône pour avoir les informations sur le type de bateau (fishing, cargo vessel, tanker), le modèle, le tonnage, la photo, le départ et la destination (lieu, date), etc.

Sur la carte capturée en haut, vous pouvez avoir un aperçu des circuits maritimes avec les données satellitaires et les communications des navires, cette fois-ci avec des minutes de retard pour les mises à jours. Vous pouvez voir par exemple que Madagascar est tout prêt d’un grand circuit. Mais après avoir zoomé, on s’aperçoit que les îles de la Réunion et de Maurice sont dans le circuit même tandis que Madagascar n’accueille que très peu de ses navires qui passent à côté.

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Ces informations sont peut être simples mais sont certainement significatives. Simple entrepreneur ou décideur politique, creusez vos méninges! Faites face à la réalité. Agissez en conséquence pour le bien de votre pays et de votre business.

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Auteur: Njaka RAJAONARISON

 

Les 10 propositions pour le développement de l’agribusiness

Word cloud for Agribusiness

 

Faisant suite aux 10 propositions sur le développement de l’Entrepreneuriat à Madagascar, l’ODE Madagascar, par le présent communiqué, fait un constat de l’agribusiness à Madagascar et propose 10 suggestions pour le développer.

 

Les points à améliorer :

  • Des surfaces arables existent mais restent inexploitables à cause des litiges fonciers ;
  • L’insécurité dans les zones rurales découragent les producteurs ;
  • Les filières restent désorganisées à l’exception de quelques unes d’entre elles : riz, vanille, letchis ;
  • Les programmes d’installation et de migration en milieux ruraux ont connu des succès limités ;
  • La qualité des produits agricoles s’empire à cause des techniques de production archaïques, du vieillissement des plantations et du difficile accès aux semences améliorées et aux autres intrants. Des produits exportés sont rejetés une fois arrivée dans les pays de destination ;
  • De nouveaux techniciens et ingénieurs agronomes sortent des centres de formation chaque année alors que le monde rural manque terriblement d’encadrement technique depuis le désengagement de l’Etat ;
  • De gros potentiels en agriculture biologique existent mais reste sous-exploitée. Le niveau d’utilisation d’intrants chimiques est très bas (inférieur à la moyenne africaine) mais très peu de produits sont commercialisés en tant que « biologique » ;
  • Le pays reste en générale dans l’agriculture de subsistance et est encore un fournisseur de produits traditionnels non-transformés (commodités). Les facilités de stockage et de transformation des produits agricoles sont rares;
  • La recherche agricole manque d’efficacité : elle n’est pas en phase avec les besoins du marché, les résultats de recherche ne sont pas diffusés et appliquées convenablement;
  • L’écoulement et la circulation des produits sont difficiles à cause du mauvais état des routes et de l’inexistence d’un système d’information sur le marché efficace, les collecteurs dominent les transactions commerciales agricoles face aux agriculteurs dotés d’un pouvoir de négociation réduit. Les produits disponibles dans les régions excédentaires arrivent difficilement dans les régions déficitaires ;
  • Les services de l’Etat qui s’occupent des problèmes phytosanitaires et vétérinaires n’arrivent pas à assumer leurs rôles convenablement vu les moyens et l’inexistence de stratégie appropriée.

 

 

Les propositions :

  1. Foncier : réidentifier les zones d’investissement agricole (ZIA) avec la participation du monde rural et mettre au point avec ce dernier un système permettant leur exploitation par les investisseurs. Concentrer les efforts dans ces ZIA : désenclavement, transport, sécurisation, infrastructures, énergie, irrigation, équipements. Favoriser et coordonner la migration autour des ZIA pour faciliter la rencontre de l’offre et de la demande d’emplois ruraux.
  2. Insécurité : harmoniser l’application des dina avec celle de la loi. Maîtriser le commerce des bovidés pour endiguer le phénomène « dahalo ». Améliorer l’efficacité des forces de l’ordre en améliorant leurs moyens, leur positionnement et leur effectif dans les zones à risque.
  3. Statistiques agricoles et informations sur le marché : élaborer et mettre à jour une base de données statistiques et cartographiques agricoles permettant une prise de décision rationnelle et fondée. Création de carte professionnelle par métier rural pour séparer les amateurs des professionnels. Mettre en place un système d’information sur le marché facile à utiliser et accessible pour faciliter la rencontre de l’offre et de la demande.
  4. Approche chaîne de valeur : identifier les spéculations prioritaires (. Entre autres, le riz, le maïs, le manioc, les fruits et légumes biologiques, les oléagineux [soja, arachide], les grains secs [haricots, pois du cap]) par rapport aux opportunités de marché, structurer les acteurs et agir sur les goulots d’étranglement.  Harmoniser l’intervention des bailleurs, programmes et projets, organisations non-gouvernementales par la mise en place d’une plateforme de dialogue public-privé.
  5. Recherche-développement : adopter une nouvelle vision sur la place du recherche-développement pour que celui-ci puisse jouer son rôle d’accompagnateur du développement des chaînes de valeur depuis l’identification des opportunités commerciales en passant par la sélection des variétés à produire, la mise au point des itinéraires techniques de production, la production de semence, la production, la récolte, les traitements post-récoltes, la transformation, le conditionnement, le transport, la commercialisation jusqu’à la consommation.
  6. Formation agricole, normes et qualité : promouvoir la création et le développement de centres de formation agricole, mettre à jour les contenus de formation selon les besoins des métiers ruraux. Faciliter l’implantation des jeunes diplômés en milieux ruraux et dans les ZIA par la mise à la disposition effective et contractuelle de 5 ha de terrain agricole et d’un kit de démarrage et ceux sur demande et sur validation d’un business plan.
    Renforcer les actions du Bureau des Normes de Madagascar pour la mise à jour et l’application des normes. Impliquer tous les acteurs dans les chaînes de valeurs dans l’amélioration et le contrôle de la qualité.
  7. Accès aux intrants et aux services financiers et non-financiers : opérationnaliser les Chambres d’Agriculture et les Centres de Services Agricoles. Promouvoir l’installation des institutions financières (banques et IMF) en milieux ruraux. Améliorer la distribution des intrants dans les zones rurales en facilitant l’implantation de nouveaux points de ventes.
  8. Equipements agricoles et infrastructures rurales : faciliter l’acquisition d’équipements agricoles pour usage collectif. (ex : tracteurs). Désenclaver les zones d’investissement agricoles par la construction de nouvelles routes, construction de facilités de stockage, de transformation et de conditionnement des produits agricoles. Améliorer l’irrigation des terrains agricoles en allouant des moyens budgétaires conséquents.
  9. Agriculture biologique : adopter une réglementation nationale et une politique nationale en la matière pour permettre au pays d’exploiter les opportunités commerciales toujours grandissante en la matière. Promouvoir la certification collective, l’installation ou la création d’organismes de certification locaux pour une concurrence et une baisse des coûts de certification.
  10. Industries agroalimentaires : promouvoir les investissements dans le domaine des industries agroalimentaires pour davantage de mise en valeurs de nos produits agricoles. Concentrer les efforts dans les zones d’investissement agricoles et les spéculations prioritaires.

 

Le Président: Njaka RAJAONARISON

La Vice-Présidente chargée de la Communication: Olivia RAJERISON

Le Vice-Président chargé des Opérations: Aimé ANDRIANIRINA

Les 10 propositions de l’Observatoire de l’Entrepreneuriat – Madagascar

« Des techniciens et experts en entrepreneuriat se sont groupés pour former l’Observatoire de l’Entrepreneuriat à Madagascar en février 2014. C’est une initiative privée et citoyenne qui contribue au développement du pays. La décision a été prise car nous ne pouvons pas croiser les bras face à la pauvreté grandissante de la population et à la mort lente des entreprises malagasy. Nous, fondateurs de cet Observatoire sont convaincus que l’entrepreneuriat est le pilier principal du développement économique.

Ainsi, par la présente, l’Observatoire de l’Entrepreneuriat fait le constat suivant dans le domaine du développement de l’entrepreneuriat à Madagascar :

  • Il n’existence pas de politique et de stratégie de développement de l’entrepreneuriat.
  • Le système éducatif ne permet pas l’émergence d’une culture entrepreneuriale.
  • Les organismes d’appui manquent d’opérationnalité.
  • Les groupements patronaux existent depuis longtemps, les initiatives privées qui appuient la création d’entreprise émergent ces derniers temps mais sont groupées dans la capitale et ne peuvent pas cibler un grand nombre.
  • Le secteur informel se développe.
  • L’accès au crédit reste difficile pour les entrepreneurs.
  • Les entreprises malagasy qui s’internationalisent ne bénéficient pas d’un minimum d’appui provenant des autorités malagasy.

Evidemment, ces points sont bien connus d’un grand nombre de nos responsables et ils ne constituent qu’une partie des problèmes qui existent.

10pointsODE

 

L’Observatoire se permet d’apporter sa collaboration en proposant les dix points suivants pour promouvoir l’entrepreneuriat à Madagascar :

1-      Adopter et mettre en œuvre une politique de développement de l’entrepreneuriat. Prioriser dans cette politique le développement des micro-entreprises qui sont majoritaires en nombre et l’entrepreneuriat rural.

2-      Promouvoir la création d’entreprise en offrant des mesures incitatives aux créateurs d’entreprise et en constituant un fonds pour l’entrepreneuriat (FPE) provenant des taxes déjà payées par les entreprises fonctionnelles et des IDE et des redevances minières, en appuyant le développement des incubateurs, start up et pépinières d’entreprises.

3-      Renforcer l’opérationnalisation des organismes d’appui dans les 22 régions: EDBM, CCI…

4-      Faciliter l’accès aux crédits en révisant à la baisse le taux directeur de la banque centrale et en prenant des mesures pour faire baisser les taux auprès des banques primaires.

5-      Mettre en place un vaste programme de renforcement de la compétitivité des entreprises en tenant compte des divers volets : formation, transfert de technologie, équipements, mise aux normes, accès au marché.

6-      Adopter et mettre en œuvre une bonne politique d’intelligence économique en vue de protéger et de promouvoir les entreprises nationales. Impliquer les représentations malagasy à l’étranger dans le développement des entreprises malagasy à l’international.

7-       Insérer dans les programmes de formation des matières et des activités suscitant le développement de la culture entrepreneuriale et mettre en place un programme d’appui aux nouveaux diplômés voulant créer leur propre emploi.

8-      Arrêter la libéralisation sauvage, les exploitations illicites de la richesse nationale et veiller au respect d’une concurrence saine, au développement et au respect des normes et réglementations.

9-      Constituer une plateforme de dialogue permanent pour le développement de l’entrepreneuriat, impliquer tous les acteurs concernés dans des débats avant toute décision importante.

10-   Concernant les grands investissements miniers: améliorer les débats et les consultations publiques avant exploitation pour que celles-ci ne soient plus symboliques, revoir la perception et l’utilisation des redevances minières pour le bénéfice du pays, pour le renforcement de l’entrepreneuriat malagasy et pour un meilleur impact dans les régions de mise en œuvre.

Nous restons disponibles à développer davantage ces propositions et de contribuer à l’élaboration de plan d’actions et à la mise en œuvre de celles-ci.

Enfin, l’Observatoire de l’Entrepreneuriat à Madagascar invite les forces vives de la nation à collaborer au développement de l’entrepreneuriat pour le bonheur de la population malagasy. »

Source: http://www.observatoire.mg