Trafic aérien et maritime? deux apps pour avoir une idée claire

Savoir si son pays se trouve ou non dans les circuits mondiaux standards des échanges commerciaux facilite l’orientation de son business. Savoir la fréquence et la liste des compagnies aériennes et maritimes qui desservent son pays… permet d’avoir une idée sur sa stratégie d’exportation et/ou d’approvisionnement.

Voici deux outils simples mais puissants pour nous aider dans ce sens. Ces outils, piochés parmi tant d’autres sur le net, auparavant inexistants, sont actuellement disponibles après le développement des technologies satellitaires et les base de données interconnectées  (google map, AIS, ADS-B…).

1. flightradar24.com

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Flightradar24.com permet d’avoir, en temps réel, je dis bien en temps réel, le mouvement des avions dans le monde. Nous pouvons voir sur la carte en haut par exemple, la densité du trafic aérien en Afrique comparée à celle d’une partie de l’Europe et de l’Asie.

Il existe en version web et en version iOS et android. Vous pouvez zoomer. Vous pouvez cliquer sur chaque icône d’avion pour avoir des informations détaillées sur l’avion: le modèle (photo, date de mise en circulation…), l’heure de départ et d’arrivée, l’aéroport d’embarquement et de débarquement, et même les retards, etc.

En bas, après avoir zoomé, vous pouvez voir la partie sud ouest de l’océan indien, comment est le trafic à Madagascar comparé aux autres îles de Maurice et de la Réunion. No comment.

plane

 

2. marinetraffic.com

generalshipmarinetraffic.com vous donne la cartographie live des mouvements des navires dans le monde. Vous pouvez cliquer sur chaque icône pour avoir les informations sur le type de bateau (fishing, cargo vessel, tanker), le modèle, le tonnage, la photo, le départ et la destination (lieu, date), etc.

Sur la carte capturée en haut, vous pouvez avoir un aperçu des circuits maritimes avec les données satellitaires et les communications des navires, cette fois-ci avec des minutes de retard pour les mises à jours. Vous pouvez voir par exemple que Madagascar est tout prêt d’un grand circuit. Mais après avoir zoomé, on s’aperçoit que les îles de la Réunion et de Maurice sont dans le circuit même tandis que Madagascar n’accueille que très peu de ses navires qui passent à côté.

presmada

Ces informations sont peut être simples mais sont certainement significatives. Simple entrepreneur ou décideur politique, creusez vos méninges! Faites face à la réalité. Agissez en conséquence pour le bien de votre pays et de votre business.

marine

Auteur: Njaka RAJAONARISON

 

7 proverbes et adages malagasy relatifs à la culture entrepreneuriale

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«L’entrepreneur, fruit de son milieu» a dit Claude Ruel. Les Ancêtres Malagasy ont dit « Ny hazo no vanon-ko lakana, ny tany naniriany no tsara« . Ci-après 7 proverbes et adages malagasy relatifs à la culture entrepreneuriale:

  1. Apprendre de son échec: «Soa lavo hahay mamindra»
  2. Goût du risque, esprit d’entreprise : «Izay sahy maty mifono lambamena»
  3. L’art de commencer petit : «Ny erikerikerika no maha tondra-drano»
  4. Persévérance: «Izay maharitra vadin’andriana»
  5. Interdépendance: «Tsy misy manana ny ampy fa sambatra izay mifanampy»
  6. Culture de résultat: «Ny asa vita no ifampitsarana»
  7. Le goût du travail : «Ny valala tsy azo raha tsy andriana ilika»

Merci à mon amie Florence RANIVOARIMANGA pour sa collaboration dans l’identification de ces jolis mots.

Njaka RAJAONARISON

Esprit d’Entreprise
http://www.lespritdentreprise.com

L’esprit d’entreprise à l’école

Si l’ouverture du monde de l’école au monde de l’entreprise est perçue comme une nécessité, c’est que beaucoup y voient une étape importante vers la résolution de la crise de l’emploi qui frappe actuellement Madagascar. Mais certaines personnes vont encore plus loin en prônant une refonte totale du système éducatif malgache afin de régler, du moins en partie pensent-elles, le chômage endémique des jeunes. Mamy Rabe, Chairman & CEO de Moneytech S.A, donne son point de vue sur le  sujet à travers une interview disponible sur le blog www.economia-expansion.mg. Parmi les mesures qu’il propose pour raviver l’esprit d’entreprise chez les jeunes malgaches, rien de moins que la suppression du baccalauréat. Quelques  réactions s’en sont suivies sur la page Facebook  reliée au blog www.economia-expansion.mg.

 Education et esprit d’entreprise : une alliance dont la nature reste à définir

Avoir le courage d’entreprendre et inculquer  l’esprit d’entreprise est une nécessité pour faire face à l’évolution du monde actuel. Mais comme souvent, le diable se cache dans les détails. En effet, la question d’une refonte totale du système éducatif est un problème épineux qui va bien au-delà des préférences et des choix idéologiques. Comme dit le proverbe, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Les quelques pistes que voici permettront peut-être d’éclairer le débat qui ne fait que commencer.

Si l’objectif d’une refonte du système éducatif est de faire de la très grande majorité des étudiants malgaches qui sortent de l’université des entrepreneurs, le problème qui se posera sera d’ordre économique. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, avoir un taux de chefs d’entreprises très élevé au sein de la population active n’est pas synonyme de réussite et de développement. Dans tous les pays développés, ce taux tourne autour de 10%. Ce sont dans les pays émergents et dans les pays en voie de développement que l’on trouve un taux de professions indépendantes avoisinant les 40%. Ceux qui pensent que la voie de l’auto entrepreneuriat  est la voie miraculeuse qui pourrait sortir Madagascar de la pauvreté se trompent donc de remède.

Si l’objectif est de faire aimer les entrepreneurs, le problème qui se posera est celui du rôle de l’école. Dans l’hypothèse où le ministère de l’Education Nationale devait accéder aux demandes de certains entrepreneurs de parler du côté positif de leur profession, on ne voit pas trop pourquoi d’autres corps de métiers ne réclameraient pas le même traitement. L’école, telle est qu’elle est actuellement, n’a pas vocation à parler en bien ou en mal de telle ou telle profession. Quoi qu’il en soit, en attendant que les partisans d’un changement radical du système éducatif se prononcent plus clairement sur les objectifs et la finalité d’une telle réforme, voilà déjà  quelques suggestions pour raviver l’esprit d’entreprise chez nos étudiants.

Ouvrir le monde de l’école au monde de l’entreprise

L’esprit d’entreprise se réfère à l’aptitude d’un individu à passer des idées aux actes. De l’avis de la plupart des économistes, l’esprit d’entreprise fait partie des compétences essentielles que chaque élève devrait acquérir tout au long de sa formation afin qu’il puisse s’insérer sans trop de difficultés dans le monde du travail. Or, au sortir des universités, beaucoup d’employeurs font le constat que les jeunes malgaches ignorent tout ou presque de la réalité du monde professionnel. L’Education Nationale a donc ici un rôle prépondérant à jouer en favorisant l’ouverture de l’école au monde de l’entreprise et cela, le plus tôt possible.

En adaptant le contenu des programmes aux besoins des employeurs, le ministère de l’Education Nationale peut également résorber les phénomènes de sous-emploi et de chômage de masse qui touchent fortement la jeunesse malgache. Des milliers de diplômés qui appartiennent à cette catégorie d’âge ont en effet beaucoup de mal à trouver un emploi qui correspondent à leur véritable qualification. Cette inadéquation entre la formation proposée et les postes à pourvoir dans les entreprises constitue l’une des causes principales de la pauvreté et de la hausse du chômage à Madagascar.

Mais plus encore que le changement du contenu des programmes, c’est sans doute l’esprit même des méthodes d’enseignement qu’il faudrait changer car il est clair que quel que soit l’effort entrepris pour ouvrir le monde de l’école au monde de l’entreprise, tant que l’école porte aux nues des valeurs telles que  la soumission exagérée à l’autorité et la passivité, tant que les méthodes d’enseignement valorisent toujours aussi peu l’initiative individuelle, et que les transmissions de la connaissance se font toujours de haut en bas, souvent de manière autoritaire, aucun changement profond ne risque de se produire.

Article de du 21/06/2013 collecté par Njaka RAJAONARISON sur www.newsecho.info

lespritdentreprise.com

Le storytelling: une courte histoire vaut mieux qu’un grand discours!

Comment, plus que d’informer, l’art de communiquer peut-il émouvoir, enthousiasmer, transmettre, pour marquer durablement les esprits ?

La diffusion de la culture entrepreneuriale est la mission de cette initiative appelée « Esprit d’Entreprise ». Nous utilisons le storytelling pour la réalisation de notre mission.

Ci-après une petite histoire de Christian Godefroy pour vous démontrer combien il est important de se remettre en cause, d’écouter, de se mettre à la place des autres, d’avoir l’empathie… Stephen Covey disait dans son livre « The seven Habits of highly effective people »: seek first to be understand, then to be understood.

capitaine

« Deux navires de guerre manœuvraient par gros temps, depuis plusieurs jours. Un officier prit son tour de garde sur le vaisseau-amiral, alors que la nuit tombait. Le brouillard rendait la visibilité mauvaise et le capitaine décida de rester sur le pont, pour tout surveiller. 

Peu après la tombée de la nuit, la vigie annonça :
Feu, par tribord avant !

Quelle direction prend le bâtiment ? demanda le capitaine.
Il est immobile, répondit la vigie. Cela signifiait que la collision était proche. Le capitaine ordonna de signaler le risque au navire et de lui demander de changer de cap à 20 degrés. S’impatientant, il prit le micro pour dire lui-même:
Je suis le Capitaine et je vous demande de changer de cap.

Il reçut la réponse suivante:

Je ne suis que quartier-maître de 2e classe, mais c’est vous qui feriez mieux de changer de cap.

Le capitaine, furieux, hurla :
Nous sommes un vaisseau-amiral de la Marine Nationale et je vous ordonne de changer de cap.

Je suis un phare, indiquèrent les signaux en réponse.

Le vaisseau-amiral changea de cap. »

Ainsi, dans la vie, il arrive des fois ou c’est vous même qui devez changer et non les autres!

Njaka RAJAONARISON

lespridentreprise.com

C’est grave pour Madagascar, l’Etat manque à son devoir d’intelligence économique.

Le secteur privé, c’est-à-dire l’ensemble des entreprises, n’est pas tout simplement une vache à lait. En tant que principal moteur de développement du pays, il mérite d’être soutenu. Le fermier ne doit pas seulement traire mais aussi nourrir et soigner, n’est-ce pas?… bien que dans la réalité, le secteur privé ne demande pas à être nourri.

L’un des devoirs manqués de l’Etat malagasy est l’intelligence économique (IE). « L’intelligence économique, dans ses dimensions de VEILLE, d’INFLUENCE et de SECURITE ECONOMIQUE, est une arme indispensable pour l’État et pour les entreprises, y compris et peut-être surtout pour les PME. Son objectif principal est de renforcer la compétitivité de l’économie pour favoriser la croissance et l’emploi»  dit-on.

INTELLECO

Ainsi, l’IE n’est pas tout simplement le devoir des grandes entreprises mais également c’est celui de l’Etat et des PME. Dans les actualités internationales, nous connaissons l’affaire de cyber-attaque entre la Chine et les Etats-Unis, le programme PRISME des Etats Unis… Les gouvernements sont impliqués à 100% dans ces actions. Il ne s’agit pas seulement d’affaires militaires mais aussi d’entreprises privées. (Attention! Je ne dis pas qu’il faut faire de l’espionnage à l’identique, j’essaie de vous montrer l’engagement d’un Etat dans la protection de ses intérêts). A Madagascar, nous savons comment la France protège et promeut les entreprises françaises à travers l’Ubifrance et la mission économique de son ambassade. Il y a beaucoup d’autres exemples pour les pays en relation avec Madagascar : la Chine qui assure son offensive économique en Afrique et veut maîtriser les matières premières dans le monde pour le développement de son industrie ; la dernière visite d’Obama en Afrique pour parler affaires comme il l’a dit directement ; la présence massive française et mauricienne organisée par les entités de leur pays lors de la FIM, etc.

L’absence d’une politique d’IE à Madagascar se manifeste par des dérives tant au niveau national qu’à l’extérieur.

Citons l’exemple des légumes malagasy qui ont été rejetées à La Réunion. Il y a des cas similaires à l’île Maurice. Bien sûr, il y a des cas où les produits malagasy font défaut en termes de qualité et de quantité… mais le problème est surtout que ces produits malagasy gênent des transactions commerciales bien établies.

Prenons le cas du maïs, si 90% de l’approvisionnement de La Réunion se fait en France sur les 100 000 000 tonnes de besoin, si 90% de l’approvisionnement de l’île Maurice se fait en Argentine sur les 90 000 000 tonnes de besoin, croyez-vous que les sociétés engagées dans ces transactions vont accepter facilement que Madagascar va prendre disons 50% de leur part de marché ? Croyez-moi, il y aurait sûrement des lobbyings de tout part. Ce n’est pas une accusation mais c’est la réalité des affaires, ne soyons pas naïfs. Si le sucre tient encore une place dans l’économie des îles voisines, les autorités de ces îles vont prendre les mesures qui s’imposent. Toutes les plantes de la famille des graminées, la même que celle de la canne à sucre, étaient, sont et seront d’une importance stratégique pour l’agriculture réunionnaise et mauricienne.
De même, ces pays ont des programmes de diversification et de relance des cultures maraîchères. Ils sont obligés de prendre des dispositions pour protéger leurs producteurs. Ne soyons pas non plus paranoïaques. Le devoir des autorités est de protéger ses citoyens. Il n’y a rien de plus logiques et légitimes.

Donc, c’est une bonne chose qu’en matière de règlement de conflits commerciaux, les acteurs privés ont établi le « Indian Ocean Business Bridge », mais ce n’est pas suffisant. Comme déjà expliqué dans notre article auparavant, il faut que les Etats jouent le jeu et s’impliquent davantage, en premier lieu Madagascar. La même chose pour l’initiative « Madagascar, grenier de l’océan indien ».

D’autres exemples? On peut citer nos problèmes dans le secteur minier où Madagascar s’estime être lésé et veut augmenter le pourcentage des taxes et redevances. N’était-ce pas prévisible quand on a élaboré notre loi sur les grands investissements miniers (LGIM) ? Sinon, il y a le cas des raphias, nos artisans locaux se plaignent de l’insuffisance de ces matières premières. Et pourtant, on continue à les exporter massivement au lieu de les considérer comme des ressources naturelles stratégiques pour l’artisanat.

Un dernier exemple, le cas malheureux de l’industrie du savon où les entreprises locales souffrent et où la concurrence déloyale règne avec les entreprises étrangères qui ne suivent même pas les normes.

Veille-et-Intelligence-économique

Bref, l’intelligence économique est d’une importance vitale pour notre économie et pour le développement de nos entreprises. Je propose que pour le bien de la grande île et de ses habitants, l’Etat malagasy élabore sa politique d’intelligence économique avec des stratégies impliquant les acteurs concernés : le ministère de l’économie et de l’industrie, celui du commerce, celui de l’artisanat, les chambres de commerce, les groupements patronaux, le CREAM, l’EDBM, l’ITB, les centres de recherche, les universités, les consommateurs et autres entités.

Renforçons, améliorons et généralisons ce qui a été fait de bien dans les filières vanille et letchi bien que ce n’est pas encore l’idéal.

Njaka RAJAONARISON

Esprit d’Entreprise

Madagascar: Dirigeants de petites entreprises, des risques élevés de rejoindre les pauvres!

pauvre

Les petites entreprises voient leurs charges augmenter, alors qu’elles ne peuvent pas se permettre de réviser à la hausse les prix des biens et services qu’elles proposent. La chute vertigineuse du pourvoir d’achat des consommateurs y est pour beaucoup. En effet, il est impossible de penser à une hausse des prix quand on sait que de nombreux ménages ne mangent déjà plus qu’une fois par jour. Et il est illusoire pour les petites entreprises de vouloir décrocher des marchés publiques, histoire de se faire un chiffre d’affaires.

La semaine dernière, le Groupement des entrepreneurs malagasy (FIVMPAMA) a dénoncé la corruption qui affecte les passations des marchés publics. Il a parlé de copinage, du pullulement des passations de gré à gré… Ces faits sont corroborés par les chiffres sur les marchés publics : de 356,4 milliards Ar en 2011, ces marchés sont passés à 228,2 milliards Ar en 2012 d’après les données de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Outre le recul de la valeur expliquée par l’austérité budgétaire et la baisse des financements extérieurs, cette baisse de la valeur des marchés publics trouve aussi sa source dans les différentes formes de corruption qui affectent le secteur selon l’explication d’opérateurs économiques. Ils citent aussi l’absence de contrôle, notamment pour les projets présidentiels, en l’occurrence la construction de stades de sports et de loisirs, des 8 grands hôpitaux, etc.

Mais les petites entreprises n’ont ni la capacité financière ni les « contacts » nécessaires pour remporter des marchés sur cette branche-là. Par contre, elles peuvent décrocher des marchés publics sur des segments dont la valeur est plus modeste que ce soit pour la fourniture de biens et services, les prestations intellectuelles ou encore pour des petits travaux dans le BTP. Seulement, elles ne peuvent rien faire face au copinage, aux trafics d’influence qui les laissent à l’écart. Ainsi, des dirigeants de petites entreprises affirment que si la crise persiste, ce sera tout un pan de l’économie qui s’effondrera d’ici peu. Et eux de souligner :
« Nous risquons fort de devenir des nouveaux pauvres et de rejoindre ainsi la grosse cohorte des pauvres, sans parler des emplois que nous avons créés et qui seront également sur les trottoirs ». Une femme chef d’une petite entreprise précise que si auparavant, elle pouvait se permettre de dépasser aisément son budget familial mensuel, elle ne peut plus s’autoriser actuellement un tel écart, même pour 100 000 Ar. Et elle est obligée de faire une croix sur des dépenses comme les vacances dont ses enfants avaient pourtant l’habitude de prendre, même à une centaine de km de la capitale.
Cette femme n’est pas une exception dans le monde des petites entreprises. Une autre qui a dû fermer les portes de sa petite entreprise, pense maintenant se reconvertir dans un emploi dans un projet. Mais là aussi, l’horizon est bouché, en termes d’emplois, car les financements extérieurs sont généralement investis dans des projets sociaux et directement gérés par les bailleurs de fonds. Bref, de nombreux dirigeants de petites entreprises et leurs employés sont en passe de basculer dans la pauvreté. Pour l’heure, l’Etat ne voit rien venir et n’élabore aucun plan de relance pour les soutenir.

Texte de Fanjanarivo collecté par Njaka RAJAONARISON

Esprit d’Entreprise

L’arbre et le fruit? L’entrepreneur: fruit de quel arbre?

Le texte que je vous propose ici est celui de Monsieur Claude Ruel, le PDG de l’ISPE du Quebec. L’ISPE étant l’Institut de Stratégie et de Pédagogie de l’Entrepreneuriat. Il était venu à Madagascar pour remettre le prix international Jean Marc Léger 2010 aux initiateurs du « Rendez-vous des entrepreneurs » dont l’AIFEM et le CNF.

Ce texte démontre l’importance de la culture entrepreneuriale et justifie l’initiative de l’ « Esprit d’Entreprise »

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Titre: « La culture entrepreneuriale et l’entrepreneuriat »

Sous-titre: « L’arbre et le fruit »


« … Il est important de distinguer « entrepreneuriat » et « culture entrepreneuriale » : l’entrepreneuriat étant « le fruit », alors que la culture entrepreneuriale peut être comparée à « l’arbre »; l’analogie de la « moisson » et de son « champ » illustre aussi des réalités distinctes, mais interdépendantes…

…  L’entrepreneur, fruit de son milieu ». Ce que décrit ainsi le leader québécois du développement de la culture entrepreneuriale, Paul A. Fortin : « Un entrepreneur n’est pas le fruit d’une génération spontanée et il ne pousse pas dans le désert. Voilà pourquoi nous devons parler de culture entrepreneuriale, que l’on pourrait tout aussi bien désigner du nom plus poétique de jardin de l’espoir et du développement. »

Ainsi, toute société peut être comparée à un jardin où croissent des arbres qui porteront des fruits; et les fruits récoltés dépendront des espèces d’arbres qui y auront été plantés. La richesse et la beauté d’un jardin dépendent souvent de la variété d’arbres et de fleurs que l’on y retrouve; il en est de même de la richesse d’une société qui peut être associée à sa diversité culturelle. Et il est une culture qui peut être commune à de nombreuses autres cultures et leur permet de se développer : c’est la culture entrepreneuriale. Cette culture permet aux entrepreneurs de naître et à l’entrepreneuriat de se développer.

Il arrive parfois que l’on de mesures, d’initiatives, d’actions visant à soutenir et à aider les entrepreneurs : micro-crédit, mentorat, incubateurs, aide à l’exportation, etc., autant de moyens mis à la disposition des entrepreneurs, qui permettent à l’entrepreneuriat de se développer, et que l’on ait l’impression de soutenir ou de développer la culture entrepreneuriale. Ce qui n’est pas le cas, et ces mesures seraient inutiles s’il n’y avait pas d’entrepreneurs ou de personnes souhaitant le devenir pour en bénéficier. La culture entrepreneuriale, c’est ce qui précède; ce sont les valeurs, les attitudes, les messages portés par les leaders de nos sociétés et qui font que l’on décide de devenir entrepreneur, d’entreprendre.

D’où, l’arbre et le fruit. Et si chacun de nous devenait « L’homme qui plantait des arbres »? »

Texte collecté par Njaka RAJAONARISON
Esprit d’Entreprise
Diffusion de la culture entrepreneuriale – Promotion de l’entrepreneuriat

Développement économique de Madagascar dites-vous? Proposition de 10 mesures

Voici un extrait de la récente publication de la Banque mondiale intitulée « Madagascar: pour un dialogue sur les enjeux de développement » que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

« Madagascar affiche une performance économique décevante depuis au moins cinq décennies. La croissance économique reste trop faible et, quand elle a lieu, insuffisamment partagée pour donner lieu à une réduction significative de la pauvreté. Or la croissance n’est plus un phénomène rare dans le monde: c’est le déclin qui l’est devenu. Sur les 155 pays pour lesquels une mesure est disponible, seulement 19, dont Madagascar, ont connu une régression économique cumulative pendant les vingt dernières années. »

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A titre de contribution, ci-après mes points de vue et mes propositions.

Je dirai que le secteur privé est le principal moteur de l’économie et du développement de Madagascar. Il ne peut y avoir de création de richesse pour le pays sans un secteur privé florissant. Les caisses de l’Etat resteront vides, les fonctionnaires (enseignants, professeurs, médecins, …) ne recevront pas leurs salaires, le nombre de chômeurs augmentera, il n’y aura pas de nouvelles construction ni de maintenance des infrastructures…

Toutefois, le constat est amer: Madagascar est classé au 142é rang selon le classement Doing Business. Les entreprises restent actuellement des vaches laitières. On exige beaucoup d’eux sans qu’on facilite leurs taches. On ne prend pas la peine de demander leur avis pour les décisions qui les concernent.

A mon avis, il faut une sérieuse et importante amélioration du climat des investissements :

1. une meilleure politique de développement des investissements. Il faut une politique de développement des TPE et des micro-entreprises qui constituent la majorité des entreprises locales. C’est le cas dans beaucoup de pays du monde (small business act des USA et de l’Europe, charte des petites entreprises européennes…). La politique nationale des PME qua nous avons adopté en 2006 ne suffit pas.

2. une réforme du cadre légal et réglementaire : code du commerce, loi sur les grands investissements miniers à Madagascar, loi sur le commerce électronique (en cours) etc.

3. une amélioration du système bancaire pour être plus favorable aux entrepreneurs locaux et surtout aux MPME. Les efforts pour l’amélioration de l’accès aux crédits doivent continuer. Un système innovant doit être trouvé pour permettre aux IMF de proposer des taux d’intérêts plus bas. Si les banques commerciales ne peuvent pas proposer des taux plus bas, qu’on crée une banque de développement et d’autres structures de financement.

4. une prise de mesures pour le développement de la culture entrepreneuriale. Celle-ci devrait concerner les programmes de formation. Il faut améliorer et généraliser l’enseignement de l’esprit d’entreprise qu’on initie actuellement dans certaines filières de la formation professionnelle et technique des LTP (BTP des lycées). A la sortie de leurs études, les porteurs de projet sérieux, innovants et potentiels devront être soutenus.

5. un renforcement des dispositifs d’appui au secteur privé ainsi que la capacité des ressources humaines qui y travaillent: EDBM, chambres de commerce et d’industrie, chambres d’agriculture, chambres des métiers et promouvoir les initiatives privés.

6. un soutien au passage du monde rural de l’agriculture traditionnelle vers la pratique de l’agribusiness.

7. un renforcement de la capacité de nos entreprises à l’exportation : renforcer l’actuel International Trade Board of Madagascar, mettre en œuvre plus d’initiatives comme celles du CAP EXPORT

8. un appui à la mise aux normes des entreprises locales ainsi que leurs produits : à commencer par la règlementation des normes déjà établies, en faire pour les secteurs qui ne sont pas encore normalisés, renforcer le BNM et développer sa branche certification, faciliter et appuyer l’accès à la certification, appliquer les règlementations, donner les moyens de contrôle aux organismes concernés (BNM, douanes…)

9. une amélioration des infrastructures et des moyens logistiques: centres agrotechnopoles communautaires pour les opérateurs en agribusiness (chambres froides, facilités de transformation, magasin de stockage…), chambres froides dans les aéroports pour les frets aériens, business centers dans les régions…

10. une proposition de plusieurs mesures incitatives : pour les nouvelles entreprises (réduction des impôts pour les deux premières années comme fait auparavant), de nouvelles zones franches… pour susciter les investissements locaux et les IDE.

A part toutes ses mesures citées plus haut, il faut que l’Etat assure son rôle en intelligence économique, assure un leadership adéquat pour la protection des investissements nationaux. Rien que dans cette sous-région de l’océan indien, beaucoup d’entrepreneurs malagasy en souffrent. Je ne parle plus de la stabilité politique, de la sécurité, de l’Etat de droit, de la protection des investissements étrangers…

Ce n’est pas un rêve, c’est le chemin qu’il faut suivre dirais-je, si l’on veut sortir de la pauvreté et assurer une croissance économique soutenue. On n’y arrivera pas si on n’a pas de bonnes visions et si on ne se donne pas les moyens.

Ceci dit, le secteur privé et l’investissement n’est pas le seul en cause quand on parle de développement. On dit que pour le développement durable concerne trois dimensions : l’économie, l’écologie et le social.

Le débat reste ouvert.

Njaka RAJAONARISON

Esprit d’Entreprise

Réussir avec les 7 principes du time management

Bonjour chers amis lecteurs,

Nous voici en ce premier juillet de l’année 2013. Pour certains c’est DÉJÀ juillet, mais pour d’autres c’est ENCORE juillet!
Vous devriez vous demander qu’est-ce que vous avez pu réaliser depuis le début de l’année?
Mais je vous propose également de répondre aux questions suivantes:

  • Au début de l’année, est-ce que je pensais à ce que je vais réaliser?
  • Est-ce que de temps en temps, au cours de l’année, j’ai fait une petite évaluation de moi-même et de mes activités?
  • Qu’est-ce que je devrais améliorer et quelles mesures vais-je prendre pour les six mois qui restent?

Et oui, 26 semaines se sont écoulées sur les 52 que nous avons en 2013. Et il nous en reste 26.

Pour cette fois-ci, je veux vous parler de la gestion du temps. Time management disent les anglophones.
A quoi bon de gérer son temps? Et bien, le temps est une ressource comme les autres ressources, au même titre que les finances, les matériels…
Le temps est un moyen d’accomplir des réalisations. Il ne faut pas donc le gaspiller.
Une mauvaise gestion du temps peut vous gâcher la vie par le stress, le surmenage, la fatigue générale, l’échec.

Ci-après les sept principes qui vous aideront à gérer votre temps et réussir dans la vie.

Principe n°1: Fixez-vous des objectifs et motivez vous

Certaines personnes disent qu’ils ne savent pas quoi faire. C’est faux. Le fait est qu’ils ne se sont pas fixés des objectifs.

Objectif

Une activité est faite pour atteindre un objectif. Ainsi, on ne sait pas que faire quand on n’a pas d’objectif. De plus, vous n’allez pas faire quelque chose qui vous déplaît. Alors, fixez-vous, vous-même, vos objectifs pour que vous soyez motivé.

Principe n°2: Faites une liste de vos priorités (principe de Stephen Covey) et sachez déléguer

A votre avis, faut-il faire en premier lieu les activités prioritaires ou celles urgentes ? La réponse : celles prioritaires. Les activités prioritaires sont celles qui assurent la réalisation des objectifs. Covey, dans son bestseller a suggéré à ses lecteurs de trier ses activités et de les réaliser selon leur ordre d’importance et d’urgence.

Covey

Notre ami Olivier a dit :
«Il faut retenir que bien faire une chose sans importance… ne la rend pas importante, et qu’une tâche sans importance qui demande beaucoup de temps… reste une tâche sans importance».

Principe n°3 : Évitez la procrastination et fixez le temps alloué à une tache (loi de Parkinson et de Meyrignac)

En d’autres termes, ne remettez pas plus tard ce qui peut être fait aujourd’hui. Prenez garde. « Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement » (loi de Parkinson). Si l’élaboration d’un document prend normalement 1 heure. Celle-ci peut prendre 2 heures, voire 2 jours si vous avez décidé de le faire ainsi.

parkinson

Faîtes vous vacciner contre le perfectionnisme. Dites-vous que l’homme n’est pas parfait. Respectez le temps dédié à une tache. A trop vouloir chercher le parfait, vous chamboulez votre emploi du temps.

Selon la loi de Meyrignac « quel que soit le temps imparti pour réaliser une tâche, le maximum du travail sera effectué en fin de période ». Évitez ce syndrome de l’étudiant qui révise tout et apprend tout au dernier moment.

Meyrignac

Principe n°4 : Dépassez la peur de l’échec

Le doute fait perdre du temps. Apprenez à prendre les décisions.

intuition

Après tout, vous allez apprendre au cas où votre décision serait un échec. Positivez-vous ! Éloignez des gens qui vous apportent de mauvaises influences.

learn from failure

Principe n°5 : Appliquez la loi de Pareto ou le 80/20

En général, c’est toujours vrai même si la proportion n’est pas exactement 80/20. 80% du chiffre d’affaires est apporté par 20% des clients. 80% de la richesse mondiale est accaparée par 20% des pays. 80% du pouvoir appartient à 20% des politiciens, etc. Dans votre cas, dites-vous que 80% des résultats que vous avez et apporté par 20% des activités que vous réalisez. Identifiez ces activités et concentrez votre effort à leur mise en œuvre.

pareto

Principe n°6 : Ne faîtes pas de promesses d’ivrogne!

Je veux dire par là, ne prenez pas trop d’engagements dans votre vie. Ne soyez pas membre de 10 associations ou clubs en même temps. Ne promettez pas à tout le monde que vous allez faire ceci et cela. Vous savez pertinemment que vous ne pouvez pas le faire ! Au contraire, faites savoir à tout le monde votre emploi du temps. Dites-leur que vous êtes toujours en réunion de telle à telle heure tous les x jours, que vous êtes à la maison de telle à telle heure…

promise

Principe n°7 : Chassez les voleurs de temps

Cela ne vous est-il pas arrivé qu’en pleine action, le téléphone sonne et vous déconcentre, ou votre meilleur ami arrive et veut vous parler de tout et de rien. Éliminez les voleurs de temps. Quand il le faut :

  • Ne prenez pas les appels téléphoniques pour un temps limité;
  • Fermez la porte à clé pendant un travail important;
  • Ne recevez pas les visiteurs en temps surbooké;
  • Quittez une réunion si celle-ci devient interminable;
  • Apprenez à dire NON aux sollicitations peu importantes…

voleur

Njaka RAJAONARISON

Esprit d’Entreprise

Le mot «VALEUR» en entrepreneuriat

Le mot « valeur » est très important en entrepreneuriat. Ne vous perdez pas, souvenez-vous de ces notions apprises auparavant, voyez les nuances entre les différentes définitions selon les domaines d’application, mesurez l’impact de ces mots.

valeur

Création de valeur : qui définit la valeur de l’entreprise et de ses produits? La valeur n’est pas définie par l’entrepreneur. Celui-ci crée et la valeur de cette création dépend de la personne pour qui l’entrepreneur l’a faite. On parle de plusieurs types de valeurs : la valeur partenariale, la valeur actionnariale, la valeur-client. Ainsi, c’est le client qui donne la valeur à la création. C’est pour cela qu’on parle souvent de prix psychologique. Le client est prêt à payer cher si, dans sa tête, il pense que la création correspond parfaitement à ses attentes. De même, la valeur de l’entreprise est jugée par ses partenaires et ses actionnaires.

Echelle de valeur : désorientation possible ? L’échelle de valeur de la société n’est pas forcément le même que celui du monde de l’entrepreneuriat. Dans la société malagasy, l’âge prime sur la compétence et le fihavanana sur l’argent. C’est l’aîné qui parle en premier, c’est le benjamin qui doit faire les corvées. On traite avec quelqu’un parce qu’il est de la famille. En entrepreneuriat, c’est différent. On recrute quelqu’un parce qu’il est compétent. On bâtit des relations avec quelqu’un parce qu’on a des intérêts financiers avec lui.

A propos de la valeur de l’entrepreneur par rapport aux autres ? Ici, on emprunte les quatre positions de vie utilisée en analyse transactionnelle. L’entrepreneur doit adoptée la position +/+. Les entrepreneurs ne vivent pas en indépendance ni en dépendance, c’est plutôt en interdépendance. Il leur faut des relations pour apporter ceux qui leur manquent : finances, compétences… Et pour avoir de bonnes relations avec les autres, ils doivent avoir un esprit convenable.

  • La position +/+ : je me respecte et je vous respecte, je vous accepte tel que vous êtes, j’ai conscience de ma valeur et de la vôtre : nous sommes égaux.
  • La position -/+ : c’est une position qui se traduit par une dévalorisation de soi: “Je ne vaux pas grand-chose, n’importe qui vaut plus que moi“.
  • La position +/- : ici je pense que je vaux mieux que les autres. C’est une position de dévalorisation ou de domination, d’arrogance vis-à-vis de l’autre.
  • La position -/- : “Je ne vaux rien et vous non plus“.

Valeur actuelle nette: Elle représente la valeur des futurs flux de trésorerie générés par l’investissement, actualisée avec un taux d’actualisation tenant compte des risques, taux d’inflation… D’un point de vue purement financier, un investissement peut être entrepris dès lors que sa VAN est positive, puisqu’il créera normalement de la valeur. Autrement dit, ce n’est pas la peine d’investir si d’après les calculs les futurs bénéfices générés actualisés ne sont pas intéressants.

Valeur ajoutée: Elle quantifie l’accroissement de valeur que l’entreprise apporte du fait de son activité aux matières premières ou aux biens et services intermédiaires qui proviennent de ses fournisseurs. Ici, créativité, innovation sont les mots clés. Plus le produit est innovant, issu d’un processus créatif, plus il a de la valeur.

Chaîne de valeur: Synonyme de filière (en anglais: value chain), c’est l’enchaînement, la succession d’activités, étape par étape, depuis la production, la transformation, jusqu’à la commercialisation et la vente au consommateur ou à l’utilisateur final. A chaque maillon de la chaîne, il y a création de valeur.
1maillon=1valeur ajoutée. Prenons l’exemple d’une chaîne de valeur. Celle-ci commence par la production de semence de blé, passe par la plantation, le transport, la minoterie, la boulangerie avant de finir par le pain commercialisé aux consommateurs. Les questions qu’un entrepreneur pourrait se poser sont les suivantes :

  • L’investissement dans le domaine de l’agroalimentaire est-il rentable ?
  • Dans l’agroalimentaire, quelle chaîne de valeur présente une opportunité intéressante (moins de problème, moins d’acteurs, possibilité d’innover…)?
  • Si je choisis cette chaîne de valeur, quels sont les goulots d’étranglements ? matières premières, technologie, pouvoir d’achat des consommateurs…
  • Dans cette chaîne de valeur, où devrais-je me positionner ? plantation, minoterie, transport, boulangerie…

Njaka RAJAONARISON
L’Esprit d’Entreprise

Personnalité et performance professionnelle

De nos jours, il a été admis que le QI n’explique pas à lui seul la réussite. On dit que l’intelligence est légèrement correlée avec l’ouverture. On parle aussi d’intelligence émotionnelle qui, selon Goleman, est « la capacité de reconnaître ses propres sentiments et ceux des autres, de se motiver et de composer efficacement avec les émotions, autant dans sa vie intérieure que dans ses relations avec les autres ». N’oublions pas que vision et relations sont les deux facteurs clés de succès en entrepreneuriat.

La personnalité et la performance au travail sont liées. Ainsi, il est utile de savoir sa personnalité, c’est-à-dire d’être conscient de ce qu’on est. Ceci est valable pour l’entrepreneur mais aussi pour ses employés ou les membres de son équipe. En psychologie, les big five sont les cinq traits centraux de la personnalité, à savoir:

  • (O) Ouverture à l’expérience (Originalité)
  • (C) « Consciencieusité » (Contrôle, Contrainte)
  • (E) Extraversion (Énergie, Enthousiasme)
  • (A) Agréabilité (Altruisme, Affection)
  • (N) Neuroticisme ou névrotisme (émotions Négatives, Nervosité)

La « consciencieusité » est associée à la performance, quel que soit le métier et quels que soient les critères d’évaluation, tandis que l’extraversion est un facteur positif dans les métiers impliquant beaucoup d’interactions, et l’ouverture (plus spécialement pour les formateurs). Les psychologues affirment également que le tabagisme est corrélé à un haut niveau de névrosisme et un bas niveau d’agréabilité et de caractère consciencieux. Aussi, l’écoute de différents styles de musique est très lié à l’ouverture.

Vous, et vos employés,  pouvez faire ce test en cliquant sur le lien qui se trouve dans http://lespritdentreprise.com/testez-votre-profil/

Njaka RAJAONARISON

Les dix critères d’évaluation d’un business plan

evaluation

En réalité, les critères d’évaluation d’un business plan dépendent des objectifs et des priorités de l’organisme qui va recevoir les business plan évalués. Ci-après les 10 critères les plus utilisés par les évaluateurs.

1- Rentabilité: le projet est-il rentable? Pour pouvoir y répondre, les évaluateurs analyserons la valeur actualisée nette (VAN) et/ou le taux de rentabilité interne (TRI) et/ou la durée de remboursement des investissements

2- Adéquation homme/projet: est-ce que le porteur de projet a-t-il un background relatif au projet qu’il veut réaliser? Les formations suivies et les expériences des promoteurs seront décortiquées.

3- Adéquation produit/marché: est-ce que le produit proposé trouvera-t-il un marché? L’évaluateur vérifiera les informations proposées concernant le marché: étude de marché, ventes prévisionnelles, etc

4- Innovation: y a-t-il une différentiation par rapport aux autres produits déjà sur le marché, est-ce que c’est quelque chose de nouveau?

5- Faisabilité technique: le projet est-il réalisable techniquement? Il faut que le business plan démontre que c’est faisable. Si une étude séparée a été faite, elle devrait être annexée au document principal.

6- Création d’emploi: c’est l’un des critères de préférence des bailleurs de fonds qui œuvrent pour le développement.

7- Cohérence: sera vérifié l’idée et la logique qui relient toutes les parties du document ainsi que les détails de chaque partie.

8- Pertinence: est-ce que le contexte permet la réalisation du projet ou il y a des conditions qui l’empêchent. Citons comme exemple, l’instabilité politique, l’inexistence d’infrastructure…

9- Pérennité: est-ce un projet qui va durer des dizaines d’années ou quelques années. Est-ce que des éléments du document permettent de le soutenir?

10- Apport personnel: c’est la bête noire des néo-entrepreneurs mais bon… beaucoup d’organismes de financement l’exigent.

Ces critères ne sont pas listés dans un ordre quelconque. J’ai mis les numéros à titre d’énumération. Les évaluateurs peuvent aussi pondérer chaque critère selon leurs besoins.

Njaka RAJAONARISON

Entrepreneuriat et politique: un bon cocktail? (suite)

L’entrepreneuriat est un moyen reconnu universellement pour créer de la richesse. Bien que des gens malhonnêtes font de la politique pour s’enrichir. Jusqu’ici, Madagascar est en crise, et entreprendre permet aux gens de survivre. Je me permets de reprendre cet article de Fanjanarivo pour reparler de l’importance de l’entrepreneuriat et de l’importance du secteur privé. Veuillez bien noter que le recul à Antananarivo est de -91%, c’est alarmant! Jusqu’ici, l’impact de la crise de 2009 (jusqu’à quand?) a été différent de celui de 2002. Mais le secteur privé ne peut pas résister éternellement! Bonne lecture.

Njaka

Création d’entreprises: -35% sur le 1er trimestre 2013

« La crise prend en otage l’économie. L’évolution de la création d’entreprises est un des principaux facteurs pour l’attester. Sur le 1er trimestre 2013, ce domaine a enregistré un recul inquiétant d’un peu plus de -35% d’après le dernier Tableau de bord économique (TBE) de l’Institut national de la statistique (INSTAT).
Si au 1er trimestre 2012 donc, on a enregistré la création de 5 518 entreprises, le 1er trimestre 2013 n’en a vue que 3 580. Cette régression fait du monde des entreprises une des victimes collatérales de la crise politique qui perdure dans le pays. Plus grave encore, la création d’entreprises à Antananarivo affiche un net recul de -91% au 1er trimestre 2013. En général, la capitale offre pourtant plus d’opportunités économiques que les autres localités et devrait se prêter un peu plus à la création d’entreprises. C’est pour cette raison qu’elle génère à elle seule plus de la moitié du PIB ou des richesses créées dans le pays tous les ans. Seulement, les données de l’INSTAT sur la création d’entreprises laissent entendre le manque de moyens des agents économiques et leurs hésitations à se lancer dans l’entreprenariat dans un contexte où la visibilité est nulle à cause des tergiversations autour du processus électoral.

Cette situation est synonyme de perte d’opportunités d’emplois et de création de valeur ajoutée, d’absence d’activités qui devraient toutefois remettre l’économie sur la voie de la relance, etc. Mais la classe politique en a décidé autrement. D’où ce recul en matière de création d’entreprises qui va donc se traduire par l’appauvrissement de la population. Les Sarl sont les plus affectées par ce problème avec une régression de -52,7% sur la période étudiée, contre près de -43% pour les sociétés anonymes et -27,3% pour les entreprises individuelles. Même ces dernières sont donc touchées, alors qu’elles constituent un pan de l’économie grâce à des micro et des petites activités qui aident leurs promoteurs à sortir du cercle vicieux de la pauvreté. Comme quoi, les pauvres s’appauvrissent encore davantage. Même les riches ne sont pas épargnés. C’est ce qui explique le taux de pauvreté de 92% avancé par la Banque mondiale la semaine dernière. Seuls les nouveaux riches résistent et il s’agit essentiellement de ceux qui trempent dans des trafics illicites en tous genres.

Mais ces nouveaux riches n’investissent pas dans la création d’entreprises, et encore moins dans des unités industrielles qui sont pourtant génératrices d’emplois stables et de valeur ajoutée. Ils rapatrient leurs avoirs à l’extérieur et se font construire ou achètent des villas et appartements à Maurice, à Dubaï… Sinon, certains investissent leurs gains dans la construction de grandes villas dans le pays. Ces chantiers donnent temporairement du travail à des jeunes chômeurs mais ne sont pas aptes à améliorer leur revenu sur le moyen et le long terme. En attendant, le processus électoral piétine et opacifie la visibilité dont les agents économiques ont besoin pour mettre en place et/ou développer des affaires. »

Article de Fanjanarivo sur lagazette-dgi.com

Entrepreneuriat et politique: un bon cocktail?

Les politiciens peuvent-ils entreprendre? Les entrepreneurs peuvent-ils faire de la politique? Ces deux questions sont d’actualités après cette interminable crise qui frappe Madagascar.

L’histoire nous rappelle que Ravalomanana a eu son entreprise TIKO avant d’être Maire et Président de la république. Rajoelina, de même avec INJET et VIVA (bien que celui-ci n’est pas élu président). Le premier a eu un problème avec les autorités de son époque et c’est la raison principale qui l’a poussé à faire de la politique. Je ne dis pas qu’il n’a pas eu d’autre motivation mais c’est quand même l’origine du déclic. Et c’est la même chose pour Rajoelina. Dans le temps, les partis TIM et TGV ont été créés rapidement pour la circonstance.

Le côté positif, c’est que la méthode de travail des entrepreneurs pourrait conduire à de meilleurs résultats. Quelle Méthode? Le fait d’avoir une vision, des objectifs, des stratégies, des plans d’action. Souvenons-nous de « Madagascar naturellement », MAP, PGE… En plus, les entrepreneurs ont un esprit orienté résultat, prennent plus d’initiatives en s’offrant les moyens nécessaires. Beaucoup d’infrastructures (et de changement, en général) ont pu voir le jour depuis 2002 jusqu’en 2013.

Le côté négatif, c’est que ces entrepreneurs qui ont pris le pouvoir n’ont aucun background politique: ni formation, ni expérience. Le pire, c’est qu’ils n’ont pas voulu faire de la politique mais sont forcés de le faire pour assurer la survie de leurs entreprises. Alors que faire de la politique nécessite un minimum de compétence (et beaucoup de patriotisme!). Et cette compétence s’acquiert par la formation et par l’expérience. La vie des 21 millions de malagasy en dépend. Les conséquences ? Ce sont la monopolisation des secteurs d’activité où interviennent le Président (création de barrières à l’entrée, retard dans la mise en application de la loi sur la concurrence…), le mercenariat et le clientélisme politique (changement de couleur selon la circonstance), la corruption, les conflits d’intérêts (intérêt personnel qui passe avant celui de la Nation)…

A propos de background politique, prenons l’exemple de deux Présidents de référence: BarackObama et François Hollande. Nous savons le parcours d’Obama avant son élection aux Etats Unis en 2008. Entrée en politique en 1996, il était sénateur de l’Illinois (1996-2004), puis sénateur des Etats-Unis (2004-2008). Hollande, pour sa part, était premier secrétaire du PS (1997-2008), maire de Tulle (2001-2008), député de Corrèze (1988-1993, 1997-2012). Bien que cela n’enlève en rien les dérives, ils ont quand même d’excellentes dispositions pour la recherche de ce qui est bien pour leurs citoyens. La réussite ou non est une autre discussion 🙂

Actuellement, il y a tant d’entrepreneurs qui sont candidats à la présidentielle à Madagascar. Je ne dis pas que ces candidats sont mauvais mais des balises sont à prévoir. Diriger un pays n’est pas comme diriger une entreprise. Certes, le pays veut bénéficier de leur efficacité mais il veut aussi éviter les éventuelles dérives. Donc à eux de prouver leur patriotisme et leur dévouement total.

Sinon, nous avons tous pris connaissance de ce communiqué du secteur privé que je reproduis ci-bas. Le secteur privé veut contribuer à la résolution de la crise. On ne les a pas écouté (ce n’est pas la première fois! les entrepreneurs au pouvoir jusqu’ici n’ont jamais écouté leurs semblables.). Ils veulent réagir. Mais que cette situation leur sert de leçon. Le secteur privé a contribué à l’avènement de la crise. Et oui! Ils étaient frustrés avec l’ancien Président et beaucoup d’entre eux ont contribué au changement de régime. Qui ose le contredire? Mais le passé, c’est du passé. Qu’est-ce qu’on doit faire à partir de maintenant? Je propose qu’on sépare entrepreneuriat et politique politicienne.

Njaka

COMMUNIQUE DE PRESSE DU SECTEUR PRIVE EN DATE DU 31 MAI 2013

Le secteur privé n’a eu de cesse de dénoncer la dégradation de la situation économique et sociale au cours de ces 4 années de crise. Les chiffres sont alarmants avec plus de 300.000 demandeurs d’emplois supplémentaires et les trois quart de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Cette paupérisation s’est accompagnée d’une dégradation de l’environnement des affaires caractérisée par l’insécurité physique, juridique et fiscale.

Malgré cela, les autorités n’ont pas réagi aux sonnettes d’alarme du secteur privé. Pire, dans une situation où la crise acridienne qui met en péril les moyens d’existence de 60% de la population devient une réalité, jusque aux portes de la capitale, la population y compris le secteur privé, ne sait plus qui est en charge des affaires nationales.

Face à l’imbroglio juridique actuel et à l’instrumentalisation des lois à des fins politiques, le secteur privé ignore quels sont ses interlocuteurs au sein de l’appareil d’Etat.

C’est pourquoi tout contact institutionnel avec l’Administration est suspendu à compter de ce jour.

Compte tenu du flou actuel, le prochain paiement de la TVA se fera au profit de la « Caisse de Dépôts et de Consignations ». Le Secteur Privé signataire de ce communiqué, représente près de 90% des impôts et taxes.

L’heure est grave, le secteur privé refuse que la spirale infernale de la déchéance économique et sociale se poursuive. C’est pourquoi il demande un sursaut national de toutes les forces vives de la nation afin de :

– rétablir l’Etat de droit

– accélérer la sortie de crise

– assurer le respect de la démocratie par l’organisation d’élections justes, équitables, transparentes et reconnues par tous, y compris la communauté internationale.

Les légendes de l’entrepreneuriat

Beaucoup d’entre nous ont eu l’occasion de lire des biographies d’entrepreneurs qui ont réussi, ou lu des informations les concernant. Ces écrits présentent souvent le beau côté des choses, et donne à ces récits une vue très romantique de l’entrepreneuriat. Il va sans dire aussi que les mots tentent d’exprimer des choses, mais que si chacun d’entre nous devait dessiner ce qu’il voit, les résultats seraient fort différents. C’est pourquoi en lisant ce genre d’article, nous nous imaginons quelque chose qui est souvent éloigné de la réalité, mais aussi nous nous imaginons des choses qui en fait, ne sont écrites nulle part.

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Il va sans dire que de nos jours, l’image que l’on a de nous revêt un caractère essentiel, et bâtir une légende autour de soi est souvent très porteur. Le charisme est une qualité importante en matière de leadership, et pas mal d’entrepreneurs qui ont réussi à bâtir des entreprises exceptionnelles, en étaient dotés. Mais certains escrocs sont aussi dotés de beaucoup de charisme et pourraient donc nous faire avaler n’importe quoi. C’est pourquoi, en matière d’entrepreneuriat, certains clichés ont la vie dure, et semblent des vérités absolues alors qu’il n’en est rien. Citons-en quelques- uns.

– Avoir son propre business signifie être en vacance toute l’année. Si une telle affirmation était vraie, on serait en droit de se demander pourquoi il n’y a pas plus de gens qui prennent des vacances. Soyons sérieux. Si Confucius disait qu’en faisant le job que l’on aime, on n’aura pas à travailler un seul jour de sa vie, il faut entendre la chose par le fait que celle-ci n’est pas vécue comme une contrainte, comme quelque chose que l’on subit, mais bien quelque chose qui nous passionne et nous motive. Développer son propre business est une activité à plein temps. C’est quelque chose qui demande une énergie considérable. Mais on l’a trouvera plus facilement dans notre propre motivation. On dit souvent qu’entreprendre, c’est dix pourcent d’inspiration et 90% de transpiration.

– Avoir son propre business c’est la liberté absolue. Tout dépend de la manière dont on définit le mot liberté. Etre indépendant signifie que l’on choisit de créer sa propre activité, que l’on choisit une façon plus autonome de travailler. Mais cela signifie aussi que l’on devient responsable de tous les aspects liés à cette activité. Un indépendant doit prendre en main l’ensemble des dossiers, que ce soit l’administration, le marketing, la vente. Ceci étant, s’il délègue une partie de ces tâches, il n’en reste pas moins le commanditaire de celles-ci, et donc, c’est à lui de garder la responsabilité de ce dossier, de donner les instructions relatives à celui-ci aux sous-traitants ou partenaires. Dites-vous bien aussi que si un patron est parfois exigent, il y a une personne encore plus exigeante vis-à-vis de l’entrepreneur, c’est le client.

– Dès que le business est lancé, cela devient de la routine. En affaire, rien n’est définitivement acquis, et ce pour plusieurs raisons. Une de ces raisons est que notre environnement évolue sans cesse, et qu’il convient d’innover, de se réinventer chaque jour. Cela demande du temps et de l’énergie. Dites-vous bien aussi que vous n’êtes jamais seul sur un marché, que de nouveaux concurrents apparaissent chaque jour. Ces concurrents proposeront au fil du temps de nouveaux produits ou services, qui pourraient être plus intéressant que les vôtres. C’est la raison pour laquelle il faut innover de façon permanente, se réinventer sans cesse. A tout moment, pour diverses raisons, le client peut décider de travailler avec un autre fournisseur. Une longue collaboration avec un client est très positive sur le plan financier, mais celle-ci peut nous faire perdre de vue le fait qu’elle peut être arrêtée à tout moment.

– Je travaillerai moins et gagnerai plus. Cette affirmation n’est pas toujours vraie. Tout dépendra de votre business, et de la façon dont vous voulez faire les choses. Si je prends le cas d’un prestataire de service, ce dernier passe la journée chez son client pour réaliser une mission. En dehors de cela, il devra s’occuper de diverses tâches le concernant, tâches administratives, financières et autres. Il devra continuer à développer son réseau, à se former, à prospecter pour trouver de nouveaux clients. Autrement dit, sa journée sera bien plus longue que celle d’un employé. Il gagnera peut-être plus, mais ne travaillera pas moins. Et s’il désire ne pas se charger de certaines de ces tâches, il devra donc les faire faire par quelqu’un d’autre. Et bien sûr, tout service se paie, et donc, cela veut dire qu’au bout du compte, on travaillera peut-être moins, mais on gagnera moins aussi.

Dites-vous bien que l’entrepreneuriat est souvent loin d’être un long fleuve tranquille, ce qui ne signifie pas pour autant que les rêves sont inaccessibles. Et si des entrepreneurs donnent l’impression que tout leur réussissent, que tout semble aller de soi, les plus honnêtes d’entre eux ne passeront pas sous silence les échecs auxquels ils ont dû faire face. Mais cette impression de réussite tient surtout du fait qu’ils affrontent les difficultés avec persévérance, qu’ils ne les appréhendent pas, ne les voient pas comme une chose négative, mais comme une opportunité qui leur permettra d’étendre leur expérience, leurs connaissances, de renforcer la confiance en eux.

L’entrepreneuriat est une aventure qui vaut la peine d’être vécue, pour autant que l’on décide de prendre son destin en main. Comme je le mentionnais dans un article précédent, un entrepreneur est quelqu’un qui prend ses responsabilités, qui se regarde dans le miroir et qui doit assumer tous les aspects de cette aventure dans laquelle il se lance. Etre entrepreneur, ce n’est pas simplement un rôle que l’on joue avec les talents et compétences que l’on a acquis, c’est véritablement un état d’esprit.

Recueilli sur http://espaceentrepreneur.wordpress.com

A propos des conséquences de la baisse des prix des matières premières à l’international

Pour la première fois, les prix des matières premières, à la hausse ininterrompue depuis la fin de 2001, commencent à diminuer (ou chuter, c’est selon). La Chine est accusée être à la base de la baisse du cours des matières premières. Son taux de croissance a baissé depuis 2011 et continue à baisser. Celui-ci a passé de 9,3% en 2011 à 7,8% en 2012. Il passe de 7,9% durant la quatrième trimestre de 2012 à 7,7% au premier trimestre de 2013. La Chine étant le premier acheteur de matières premières. Et l’inquiétude augmente quand des économistes pensent que la Chine trafiquent les chiffres pour masquer la réalité. Actuellement, le monde observe la Chine, en particulier la gestion de ses réserves. « Presque tous les chiffres chinois pour mai publiés au cours du week-end ont été plus faibles qu’attendu, notamment la croissance du crédit, la production industrielle, les investissements et la construction », a souligné un analyste chez Capital Economics, Ross Strachan. Est-ce un vrai recul de la croissance ou une simple astuce pour maîtrise les coûts des matière premières (surtout contre l’hégémonie des trio BHP Billiton, Rio Tinto et Vale)? Est-ce que la baisse va perdurer et continuer jusqu’en 2014? On ne peut rien dire pour le moment.

croissance chine

Le grand groupe minier mondial BHP Billiton et ses challengers Rio Tinto et Vale en ont payé les frais en 2012 et cette année même. Des projets ont été stoppés et les coûts d’exploitation ont été réduits. Le PDG de Rio Tinto, Tom Albanese, a démissionné le 17 janvier 2013 après 30 années de travail au sein de la société. La société a essuyé une perte de 14 milliards de dollars en 2012. Marius Kopplers, le patron de BHP Billiton a également annoncé son départ pour mai 2013.

Les conséquences pour Madagascar? Espérons que les choses iront mieux. En effet, Madagascar mise actuellement sur les grands projets miniers pour survivre et relancer son économie. Ces projets représentent des milliers d’emplois directs et indirects et il y a tout l’effet d’entraînement sur l’économie régionale des régions concernées, voire nationale. Peu importe si ces projets en cours changent de main, le pays gagne à ce que les emplois et les investissements soient sauvegardés. Si le prix du pétrole continue à diminuer, nous pouvons quand même espérer une bouffée d’oxygène pour notre économie avec une inflation moins importante. Wait and see.

Njaka RAJAONARISON

Business bridge Océan Indien

Bienvenu à ce premier pas vers la mise en place de la plateforme commune de règlement de litiges dans l’océan indien. Je parle de la mise en place de la charte de coopération pour le règlement des litiges transfrontaliers entre les îles de l’océan indien par les CAMM, CACOM, REMED et la CCIM. Bien sûr, l’arbitrage et la médiation constituent une solution rapide pour régler les différends entre opérateurs privés. Reste à prouver par les entrepreneurs concernés qu’ils ont confiance dans le système et vont l’utiliser. Ne soyons pas pessimistes, au contraire, soyons positifs.
Toutefois, il faut encore plus d’engagements entre les autorités étatiques de Madagascar, de Maurice, de La Réunion et des Comores pour faciliter les échanges. Pourquoi? Tout simplement parce que le développement des échanges commerciaux entre les îles va casser un système bien rodé. Quelque part, il y aura des entrepreneurs frustrés et des intérêts touchés. Les mauvaises habitudes de lobbying et de trafic d’influence vont sûrement continuer. Et quand il s’agit d’intérêt, on connaît la suite, tout est possible. L’arbitrage et la médiation est un pas, certes, mais d’autres mesures devront être prises. Certaines de ces mesures sont au-delà de la compétence des privés.
Sinon, nous connaissons les opportunités qui existent dans la région. Ce n’est plus à démontrer. Il faut surmonter les problèmes qui persistent. Et ces problèmes, on les connait tous, entre autres, la sécurisation et la facilitation des investissements, le foncier, le respect des normes et qualité, la maîtrise des maladies et problèmes phytosanitaires, le protectionnisme, etc. C’est un travail à la fois simple et complexe qui concerne en même temps le Privé et l’Administration de chaque île. On dit que vouloir, c’est pouvoir. Alors, que chacun se remette en cause : « est-ce que nous le voulons vraiment? »

Njaka RAJAONARISON

Les micro-entreprises prédominent en Europe comme à Madagascar

Lorsque l’on suit l’actualité quotidienne, on peut très vite avoir l’impression que l’économie européenne est dominée par de grandes entreprises multinationales, dont les opérations de rachats à coups de milliards d’euros, les plans d’expansion mondiaux, et, plus récemment, l’exposition à des faillites à grande échelle font les gros titres.

Nombreux sont ceux qui ignorent ainsi que 99 % des entreprises européennes sont en fait des PME. Celles-ci fournissent deux tiers des emplois dans le secteur privé et génèrent plus de la moitié de la valeur ajoutée créée, au total, par les entreprises actives dans l’UE. Les PME sont aussi la véritable épine dorsale de l’économie européenne. Elles sont les premiers moteurs de la prospérité et de la croissance économique et jouent un rôle clé dans l’innovation, la recherche et le développement.

Il est encore plus fascinant de constater que neuf PME sur dix sont en fait des micro-entreprises comptant moins de dix salariés. L’économie européenne repose donc principalement sur une nébuleuse de micro-entreprises, chacune employant, en moyenne, deux personnes.

source: http://ec.europa.eu/enterprise/policies/sme/facts-figures-analysis/index_fr.htm

Geniespace, créateurs d’entrepreneurs

Bannière

 

Parmi les initiatives de promotion de l’entrepreneuriat, on peut citer celle de GENIESPACE qui a pour slogan « créateur d’entrepreneurs ». Il s’agit de formation de 67 heures dont le contenu, selon l’initiateur, Toanina Fidiniaina Rakotoarindrazaka, est « équivalent » à ceux des modules clés d’acquisition du master 2 en entrepreneuriat et en création d’entreprise.

Ces formations se veulent être concises et adaptées aux besoins et au contexte malagasy. L’organisateur affiche un taux de création de l’ordre de 75% à l’issue des sessions. On peut dire que c’est une réussite.

A l’issue de la formation, Geniespace accompagne les participants dans le montage des dossiers, l’élaboration de business plan et le démarrage de l’entreprise. Un réseau de futurs entrepreneurs nommé INFRACHAK a été créé lors de cette initiative.

Source: http://www.facebook.com/espacentrepreneuriat

La formation en entrepreneuriat MIAVOTRA

miavotra

La formation MIAVOTRA est une formation en entrepreneuriat organisée par le Centre d’Affaires de la Région Anosy, CARA, avec ses partenaires: le projet PIC de la Banque Mondiale, la société Rio Tinto QMM, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Fort Dauphin et l’association pour la promotion des entreprises de l’Anosy, l’APEA.

Initialement, la formation est composée de quatre modules dont la culture entrepreneuriale, le marketing, la gestion et le business plan. Cette année 2013, la module life skills dispensée par The Mission House of Madagascar est venue renforcée la formation. Chaque module dure environ trois jours. La formation est couplée d’un accompagnement personnalisé ou coaching.

Jusqu’à la date de mai 2013, 31 entreprises ont été créées par les bénéficiaires de la formation. J’assure le rôle de formateur principal, Njaka RAJAONARISON. 4 autres formateurs locaux viennent d’être embauchés pour étoffer l’équipe: Lahiniriako Dieudonné, Eric Endor Ramiandrisoa, Brether Ramaharitrandriana et Andonirina Johanesa. Plusieurs autres partenariats sont en cours pour booster l’entrepreneuriat dans la région Anosy. On peut citer la partenariat avec le projet AROPA financé par le FIDA, celui avec l’ONG Cielo Terra…

Source: http://www.miavotra.org

Startup Weekend Antananarivo

Le Startup Weekend Antananarivo donnera une opportunité aux jeunes malgaches de réaliser leur projet d’entreprise en un temps record soit un weekend long format (54 heures).

Les participants viennent de tous les horizons: étudiants en écoles de commerce, de droit, d’informatique, mais également artistes ou ingénieurs, ou encore chômeurs et même retraités! C’est de cette diversité que naîtront les plus belles réussites.

Pour faire du Startup Weekend un évènement exceptionnel et innovant, les moyens et les efforts nécessaires sont déployés afin de satisfaire les attentes de chacun et pour avoir au final « une entreprise clé en main ».

Le montage des projets se fera en équipe et rassemblera différentes compétences que chaque participant mettra au profit du projet dans lequel il souhaite intégrer. A chaque équipe sera attribué des coachs professionnels qui les encadreront, fourniront des conseils et partageront leurs expériences tout au long du programme. Le travail d’équipe est une partie importante du programme qui conditionnera la réussite du projet devant les membres du jury composés d’experts et de spécialistes. Les meilleurs projets seront récompensés à l’issue de l’évaluation et nous espérons attirer l’attention des potentiels partenaires pour travailler avec les porteurs de ces projets.

Des facilitateurs internationaux, une ressource clé du Startup Weekend, assurera la coordination de toutes les activités durant l’évènement en commençant par l’assistance aux organisateurs jusqu’à la remise des récompenses.

source: http://tana.startupweekend.org/

La formation Kit Entrepreneur du 17 au 21 juin 2013

kentiaformation

 

Dix (10) organisations et sociétés différentes, malgaches et étrangères, privées et publiques, vont se donner la main pour assurer le séminaire de formation « kit entrepreneur » (EdE, INTH, IFC Banque mondiale, Consultform, Agence Capsule, BNI Madagascar, SOLIDIS Garantie, DGI, EDBM, KENTIA sarl, etc.)

Tout individu, qu’il soit un simple employé, cadre, dirigeant d’entreprise, jeune professionnel… a un rêve, un rôle à jouer et/ ou une idée de promotion dans le cadre de son activité ou de son organisation source. Le but de la formation proposer est d’améliorer la performance, la productivité, les profits et/ ou les impacts de ce que nous faisons et/ ou celui de notre organisation source.

En effet, chacun ambitionne de réussir à réaliser son rêve mais le goût de l’entrepreneuriat et ses enjeux nous empêchent à aller jusqu’au bout. C’est la raison pour laquelle, KENTIA sarl propose d’organiser « kit entrepreneur », un séminaire de formation dédié à la pratique de l’entrepreneuriat. L’appui (technique et/ ou financier) des parties prenantes (entités ou organismes) qui partagent les mêmes concepts que nous dans le développement du secteur privé et l’appui aux entreprises est vivement souhaité.

Le séminaire de formation « kit entrepreneur » n’a pas été créé pour faire du profit. Le prix a été fixé de façon à pouvoir assurer les charges. Il est destiné aux employés des entreprises (intrapreneurs), aux porteurs de projet (entrepreneurs) et aux consultants en entrepreneuriat. Les destinataires de ce séminaire peuvent être des dirigeants, mais aussi des employés portant pour l’organisation qui les emploient un projet de développement.

source: http://www.kentia-conseils.com/2013/05/kit-entrepreneur-seminaire-de-formation.html

Vers une veille en réseaux : de l’algorithme aux filtres humains ? – CaddE-Réputation

Vers une veille en réseaux : de l’algorithme aux filtres humains ? – CaddE-Réputation.

Lundi 18 juillet 2011

Veille-en-reseau.jpgS’il est toujours difficile de réaliser un exercice prospectif sur l’évolution de pratiques professionnelles et d’un métier, il n’est pas impossible de souligner certaines grandes tendances. Dans le cas de la veille, il parait intéressant de se concentrer sur le développement de certains usages plus que de technologies. En l’occurrence, il n’est pas insensé de penser que d’ici les deux ou trois prochaines années à venir, certains usages propres au web redéfinissent la mise en place de stratégies de veille. Voyons comment…

 

Cet article est issu du livre blanc collaboratif sur la veille !


Cet article se concentrera particulièrement sur les aspects web de la veille, avec un soupçon de gestion de la réputation en ligne (qui n’est déjà plus une tendance mais une pratique avérée). De manière synthétique seront mis en exergue les points suivants :


 ==> La veille sur le web nécessite de plus en plus de s’approprier les méthodes de gestion des réseaux (sociaux, numériques ou non)


 ==> Le filtre de l’information devient de plus en plus humain, que ce soit par le biais dusocial search ou de ce que l’on nomme la « curation »


 ==> La temporalité de la veille en organisation s’élargie : de la mémorisation nécessaire à la prise de décisions sur le long terme à la réactivité quasi temps réel des activités de social CRM, la qualification des sources et de l’information devient un enjeu cruciale


 ==> De nouveaux métiers intègrent la veille de manière quotidienne dans leurs pratiques, le spécialiste de la veille (le veilleur) voit donc son rôle devenir de plus en plus managérial

 ==> Enfin, au niveau business, l’apparition de nouveaux prestataires toujours plus nombreux ne risque-t-elle pas d’entrainer une certaines normalisation des pratiques ? Voir la mise en place par des « géants du web » de plateformes tout en un dédiées à leurs services ?

L’idée étant de vous faire partager certaines réflexions sur les possibles évolutions à prendre en compte afin de penser dès aujourd’hui la veille de demain…

La veille vient du réseau et retournera au réseau ?


 

S’il fallait faire un très bref historique de la veille nous pourrions nous arrêter quelques instants sur l’apport de l’intelligence économique dans ce domaine. Issue du renseignement humain (étatique plus précisément) la recherche d’informations s’est toujours concentrée sur le réseau humain. Réseau de sources scientifiques, industrielles, politiques…  Quel meilleur moyen d’obtenir une information à valeur ajoutée (entendez que personne n’a ou tout du moins qui est difficilement accessible) que de passer par l’émetteur même de cette information ?


Là où les pratiques documentaires ont amené la veille vers la recherche et la surveillance d’informations sur des grandes bases de données structurées, le développement des réseaux socionumériques (pas la peine de revenir ici sur ce phénomène) permet dans un certain sens le mix des deux : la création de bases de données en réseaux où l’humain est le principal émetteur et participe de manière organique à l’indexation des données.


Aujourd’hui, parmi les professionnels de la gestion de l’information, qui n’a pas un compte Twitter/Facebook/Viadéo ou autre ? Qui ne s’en sert pas un minimum pour obtenir de l’information liée à son domaine d’étude ? Ce constat évident amène à s’interroger sur les pratiques de veille à venir. Pratiques qui devront faire appel non seulement à celles déjà existantes et issues de la recherche documentaire, mais aussi à celles liées à l’animation et la gestion des réseaux humains.

Un compte Twitter (exemple à la mode) servant à la veille (de réputation ou autre) ne nécessite pas simplement de s’abonner à d’autres comptes trouvés grâce à une requête sur un moteur de recherche. Le développement de la recommandation sociale, de la prescription numérique, est certes généralement basé sur un algorithme mais puise de plus en plus sa force dans des actes purement sociaux et humains. Si vous pouvez rapidement obtenir des informations à valeur ajoutée, voir des « signaux faibles »  par l’utilisation de Twitter sans pour autant entrer en interaction, il y a un constat que l’on ne peut ignorer : le fait d’échanger avec ses contacts, de se faire connaitre, de développer une certaine connivence permet toujours d’obtenir plus d’information.


Comme lorsque vous vous rendez sur un salon ou dans une conférence, discuter avec les intervenants permet d’affiner les réponses que l’on est venu chercher, d’obtenir des informations moins structurées mais parfois avec plus de valeur ajoutée. Le web fonctionne lui aussi de plus en plus de cette manière. Veiller de l’extérieur permet évidemment une prise de recul toujours nécessaire… Mais s’intégrer à des réseaux (ou des communautés), mettre en avant clairement sa « carte de visite numérique », manager ses contacts pour obtenir en avant-première certaines informations vont devenir au fil du temps des pratiques inhérentes à toute activité de veille.

Et qui plus est si l’on parle de réputation en ligne où la fragmentation et la diminution de la porosité entre chaque réseau/communauté risque de diminuer l’accès à la matière première de ce type de veille : la conversation.

Vers des filtres humains : recherche sociale et curation ?

 


Les conversations d’internautes, la sélection/qualification/éditorialisation de l’information par des identités numériques amène donc la veille sur le web à des approches plus centrées sur la gestion des réseaux de contacts.


Mais, d’un point de vue technologique, cette importance de la « métadonnée humaine » (l’internaute) voit apparaitre le développement de ce que l’on nomme le « social search ». Que ce soit Bing qui intègre Facebook à ses résultats de recherches, ou Google qui vous permet dès à présent de classer vos résultats en fonction de vos contacts sur les réseaux sociaux, cet apport de la recommandation sociale dans la recherche d’informations est une tendance à intégrer dès maintenant dans les stratégies de veille.


Tout d’abord, il est intéressant de noter que de nombreux outils (gratuits pour la plupart) intègrent cette idée de recommandation et de  recherche sociale dans leurs résultats. Des méta-moteurs pour la plupart, ils mélangent (plus ou moins habilement)  des résultats en provenance de réseaux sociaux avec des résultats plus « classiques ». Mais de nouveaux outils apparaissent, avec pour objectif de vous permettre de rechercher directement dans vos propres réseaux. Réseaux qu’il convient alors (comme dit précédemment) de constituer de manière stratégique en identifiant clairement vos contacts et ce qu’ils peuvent vous apporter en matière informationnelle.


Néanmoins, si l’on parle d’e-réputation, la recherche sociale peut dès maintenant poser certaines questions : si un internaute voit en priorité les contenus de son réseau, comment identifier ceux qui auront le plus d’impact sur lui ? Doit-on positionner un contenu en fonction des résultats d’un moteur de recherche unique, ou des pratiques d’un réseau en matière d’information ?

Ces différentes questions et cette nécessité de se tourner vers le réseau amènent alors à réfléchir sa veille non pas seulement en fonction des capacités d’un outil à agréger de l’information, mais aussi en fonction des identités sur un réseau pouvant faciliter l’accès à cette information (des « agents-facilitateurs » en quelques sortes). Et comme le marketing fait bien les choses, une catégorie d’usagers déjà existante sur le web a vu ses pratiques hissées au rang de « new billion-dollar opportunity » : lescurators.

Pour ne pas s’appesantir sur le débat « curation réalité ou fiction », il est important de souligner que la sélection, l’éditorialisation et la diffusion d’informations à destination de communautés web existe depuis les premiers news groups sur Internet.  Ce qui est intéressant avec cet enrobage marketing est que de nombreux éditeurs de logiciels amènentde nouveaux outils visant à faciliter (ou normaliser ?) ces pratiques.


Ce qui, d’un point de vue des stratégies de veille sur le web, ne peut être qu’un plus car cela permet d’identifier plus rapidement des relais utiles de l’information, et à intégrer dans son réseau de veille. Relais qui non-seulement sélectionnent l’information qui leur semble pertinente pour leur réseau/communauté (pratique pour évaluer des tendances), qui parfois contextualisent des données peu structurées, mais qui peuvent aussi être émetteurs de signaux faibles ou donner accès à des réseaux fermés.

Cependant, si ces pratiques de facilitation de l’accès aux contenus numériques par prescriptions  s’avèreront de plus en plus utiles  dans le cadre d’une stratégie de veille, elles amènent tout de même certains biais, dont les deux plus importants à prendre en compte sont : la redondance de l’information et la qualification des sources…



Qualification et mémorisation de l’information : des pratiques nécessaires ?


Si nous postulons donc que la constitution et la gestion de réseaux de contacts numériques, contacts dont la capacité à détecter et diffuser de l’information utiles s’accroit, est l’une des grandes tendances de la veille des années à venir, la question de la qualification de l’information devient cruciale.


Et, plus précisément si nous parlons de contacts, la qualification des sources doit être intégrée comme élément incontournable de toute stratégie de veille sur le web.  Se constituer un réseau doit permettre, au-delà de dénicher des signaux informationnels faibles ou peu accessibles, de gagner en réactivité. Réactivité s’il est question de rumeurs, de départ de crises, de prises de décisions en « temps réel » (si cela s’avère possible)… Mais prendre une décision (même si elle basée sur une rumeur) implique d’être conscient du contexte dans lequel celle-ci est diffusée, et ce principalement pour en mesurer toute l’ampleur (surtout si l’on parle d’e-réputation).

Se questionner sur l’identité réelle de la source, son appartenance à une communauté, sa reconnaissance par un réseau, son niveau d’expertise sur un sujet, sa capacité à vérifier l’information, à émettre un jugement ou une critique, etc… est (ou deviendra) l’un des enjeux principaux des pratique de veille à venir.


Qui plus est quand l’organisation et la veille se retrouve de plus en plus tiraillée par deux temporalités opposées :


 ==> La nécessaire mémorisation d’une information de plus en plus en « temps réel » et redondante (notamment par les pratiques de curations et de recommandations). Information qui doit être mémorisée pour des prises de décisions à venir, toutes les organisations n’ayant pas la même agilité stratégique au niveau des prises de décisions. Ou tout simplement pour définir des stratégies (marketing, communication, concurrentielles, etc.) sur le plus long terme


 ==> La nécessaire réactivité inhérente aux activités en pleine essor de social CRM (gestion de la relation client par les réseaux sociaux). Le développement des postes de community managers visent notamment à répondre à l’attente des internautes d’une gestion en temps réel de leurs demandes et critiques, et s’accompagne de plus en plus de nouveaux outils de veille dédiées à ces pratiques.


Ces deux nouvelles formes de veille amènent non-seulement à une forme de qualification de ses contacts, des sources et de l’information de plus en plus précise (que doit on garder ? A qui doit-on répondre ?), mais aussi à s’appuyer de plus en plus sur l’ensemble des collaborateurs présents dans l’organisation.

Du veilleur au manager ?


Aujourd’hui « tout le monde » fait de la veille ?! De nombreux professionnels ont accès aux outils gratuits de recherches d’informations, intègrent des réseaux (numériques ou non), recherchent et traitent de l’information, sont spécialisés dans un domaine très particulier… De plus, le « tous producteurs » sur le web amenuise de manière paradoxale mais proportionnelle le « tous analyste ».


Difficile aujourd’hui, pour une seul personne ou un groupe de personne, de pouvoir analyser l’ensemble des informations collectées sur le web : avis clients, avancées technologiques, changements politiques ou géostratégiques… De les traiter en temps réel si cela est nécessaire, voir même de collecter l’ensemble de ces informations, tant la redondance et l’apparition de communautés et sources aux thématiques bien définies apparaissent sans cesse.


Le « veilleur unique » risque donc de devenir aussi obsolète que le « tous veilleur » dans une organisation est un mythe. Si le spécialiste de la veille et de la recherche d’information doit s’orienter progressivement vers l’identification et la gestion de réseaux externes (sur le web ou ailleurs), son rôle s’élargie aujourd’hui à l’identification et au management de réseaux internes.

Votre comptable n’est-il pas un « curateur » de contenus liés à votre dernier produit ? Votre nouveau stagiaire un utilisateur de Twitter spécialisé dans le droit des nouvelles technologies ? Votre commercial l’administrateur d’une page Facebook et d’un forum où se retrouvent certains de vos clients ?


Bref, cette nécessaire détection des sources utiles va devoir être appliquée à sa propre organisation, qui plus est si celle-ci s’oriente vers un fonctionnement en « entreprise 2.0 », favorisant ainsi l’accès aux technologies de collecte et traitement de l’information. Qui plus est si ces ressources sont rares (tout le monde n’aime pas ou ne peut pas être un veilleur potentiel) ou difficilement accessibles.


Le spécialiste de la veille va donc voir son rôle s’orienter vers le management des ressources informationnelles plus que la collecte et l’analyse de celles-ci. Que ce soit par la définition d’une stratégie et d’une méthodologie globale de veille, la mise à disposition de certaines expertises (technologiques par exemple) sur le sujet, le développement d’actions « pédagogiques » en interne, ou la mise au point de schémas de diffusion appropriées, la veille va affirmer de plus en plus sa nécessaire capacité à exister dans un projet globale et non pas seulement comme une activité se suffisant à elle-même.

La veille restera-t-elle un business florissant ?


Dernier point : le business.


Est-ce l’e-réputation,  la démocratisation du web, la dématérialisation de nombreuses activités ?… Quel est le facteur qui amène le business de la veille à  se développer autant ?

Le constat est là : explosion du nombre de prestations en veille, de plateformes professionnelles, de stages postes, etc. La question est de savoir : jusqu’où et pour combien de temps ? Car s’il est difficile de miser sur une possible bulle de la veille (bien qu’une bulle 2.0 soit plus aisément envisageable), il est tout de moins intéressant de constater une certaines propension à « normaliser » les pratiques de veille. De manière implicite de nombreux standards sont en train de se développer, que ce soit sur les capacités des outils à analyser les sentiments, la qualification de ceux-ci en positif/négatif/neutre, la mise en place de « panels  représentatifs », etc. Normalisation qui, si elle permet à chacun de se positionner sur un marché (très) concurrentiel, risque à long terme de laisser passer un bon nombre de possibles innovations en matière de technologies ou de pratiques.

Enfin, qui dit développement d’un marché, dit concentration (enfin en général).  De nombreux éditeurs se font rachetés par des éditeurs plus gros, proposant ainsi des outils de plus en plus « tout en un » et « clés en main ». Qui nous dit que, dans les années à venir, Google ne développera pas sa propre plateforme de veille accessible à tous (la firme propose déjà un blog sur la recherche d’informations) ? Ou que Facebook et Twitter feront de même ? Et que l’un engloutira ensuite les deux autres ?


En résumé, quid du marché si florissant de la veille quand à force de se concentrer et orienter ses clients principalement sur ces trois outils web (Google, Facebook et Twitter), ces géants développerons leurs propres prestations sur le sujet ?

L’avenir (proche) nous le dira surement… ou pas !

Au final Madame Irma ?…


 

Nous aurions pu parler ici de l’affinement de l’analyse sémantique, de l’automatisation possible de la veille du futur, de l’apport de telle ou telle pratique sur l’évolution de la veille, voire pourquoi pas de l’arrivée de la TV connectée (son aspect asynchrone et ses multiples nouveaux émetteurs).


Le choix a été fait de souligner que si les technologies et leur démocratisation bouleversent sensiblement les activités de veille (et son métier), l’aspect humain reste et restera néanmoins le plus important dans les années à venir.


La réflexion, la connaissance du terrain et des récepteurs de l’information, la définition de méthodologies fiables, la gestion de réseaux sociaux numériques ou non, ont toujours été essentiels dans les stratégies de veille. Là où les technologies web semblaient faciliter voir écarter certains de ces aspects, il est intéressant de parier qu’à l’avenir elles ne feront que les renforcer.


Entre souhaits et tendances, ces 5 évolutions/adaptations possibles sont à réfléchir pour celles et ceux qui souhaitent  préparer la veille sur/par le web de demain. A moins que la station Mir tombe sur les datas centers de Google, ou qu’un coup de pioche malencontreux nous ramène au Moyen-Age… Allez savoir !

Par Camille A  Publié dans : Rayon Recherches & Reflexions  Communauté : NTIC : Nouvelles technologies 

Entrepreneur, ressource rare – Blogs Intelligence économique

Entrepreneur, ressource rare – Blogs Intelligence économique.

19/07/2011 | 16:35 | Jean-Pierre Legendre | Lu 4785 fois | 4 réagissez

Entrepreneur, ressource rare

L’étude publiée par Ernst & Young « Nature or Nurture : decoding the DNA of the Entrepreneur » montre comment se fonde l’entreprenariat et comment éclot cette ressource rare : l’entrepreneur.

Cette enquête réalisée auprès de 685 entrepreneurs contient de précieux enseignements. En effet s’il se confirme que l’on ne naît pas entrepreneur, il apparaît néanmoins que tout individu disposant d’une information qui le conduit à une initiative entrant en compétition devient un entrepreneur innovant.

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Il pressent que ce qu’il observe peut être corrigé par la solution, le produit ou le service qu’il propose, condition suffisante pour se lancer dans une aventure. Encore faut-il que l’environnement socio-économique ne lui soit pas défavorable.

Or les élites en place souffrent souvent de la maladie du siècle – la peur – peur de bouger, de s’exprimer, d’examiner, de contester ou tout simplement d’oser. Et la peur la plus nocive est bien sûr celle qui frappe le dirigeant qui détient le pouvoir. Elle a pour effet pervers de pousser les jeunes talents à aller chercher ailleurs les conditions favorables au développement de leurs projets qu’ils ne trouvent pas ici. Comment expliquer autrement le succès de jeunes entrepreneurs français en Chine, ou les rémunérations doubles ou triples qu’un jeune diplômé se voit offrir à l’étranger pour des responsabilités similaires (je cite ces deux exemples qui me sont personnellement proches).

Pourtant l’air du temps se prête à l’audace. La crise de confiance dans les élites qui se répercute jusqu’au top management des grandes entreprises offrent une voie royale à des jeunes gens qui ont des idées et qui savent les faire partager. Contrairement à bon nombre de leurs aînés qui se contentent de faire dans l’éthique, la morale ou une application exagérée du principe de précaution, en tournant le dos à la réalité, ils ont souvent une capacité intacte d’affronter les réalités que beaucoup ne veulent pas voir quand elles remettent en cause des dogmes jamais mis en doute.

L’entrepreneur qui part de rien et bâtit quelque chose sait en effet regarder en face les problèmes à résoudre et en discuter sans interdit jusqu’à l’émergence d’une solution qu’il saura vendre et exploiter. En réalité il a su faire un bon diagnostic. Faire un bon diagnostic, trouver et faire aboutir la solution qui s’impose est l’un des talents qui caractérise le mieux l’entrepreneur. Talent qu’il faudrait en effet souhaiter à beaucoup de nos responsables.

JEAN-PIERRE LEGENDRE

Les 10 propositions pour le développement de l’agribusiness

Word cloud for Agribusiness

 

Faisant suite aux 10 propositions sur le développement de l’Entrepreneuriat à Madagascar, l’ODE Madagascar, par le présent communiqué, fait un constat de l’agribusiness à Madagascar et propose 10 suggestions pour le développer.

 

Les points à améliorer :

  • Des surfaces arables existent mais restent inexploitables à cause des litiges fonciers ;
  • L’insécurité dans les zones rurales découragent les producteurs ;
  • Les filières restent désorganisées à l’exception de quelques unes d’entre elles : riz, vanille, letchis ;
  • Les programmes d’installation et de migration en milieux ruraux ont connu des succès limités ;
  • La qualité des produits agricoles s’empire à cause des techniques de production archaïques, du vieillissement des plantations et du difficile accès aux semences améliorées et aux autres intrants. Des produits exportés sont rejetés une fois arrivée dans les pays de destination ;
  • De nouveaux techniciens et ingénieurs agronomes sortent des centres de formation chaque année alors que le monde rural manque terriblement d’encadrement technique depuis le désengagement de l’Etat ;
  • De gros potentiels en agriculture biologique existent mais reste sous-exploitée. Le niveau d’utilisation d’intrants chimiques est très bas (inférieur à la moyenne africaine) mais très peu de produits sont commercialisés en tant que « biologique » ;
  • Le pays reste en générale dans l’agriculture de subsistance et est encore un fournisseur de produits traditionnels non-transformés (commodités). Les facilités de stockage et de transformation des produits agricoles sont rares;
  • La recherche agricole manque d’efficacité : elle n’est pas en phase avec les besoins du marché, les résultats de recherche ne sont pas diffusés et appliquées convenablement;
  • L’écoulement et la circulation des produits sont difficiles à cause du mauvais état des routes et de l’inexistence d’un système d’information sur le marché efficace, les collecteurs dominent les transactions commerciales agricoles face aux agriculteurs dotés d’un pouvoir de négociation réduit. Les produits disponibles dans les régions excédentaires arrivent difficilement dans les régions déficitaires ;
  • Les services de l’Etat qui s’occupent des problèmes phytosanitaires et vétérinaires n’arrivent pas à assumer leurs rôles convenablement vu les moyens et l’inexistence de stratégie appropriée.

 

 

Les propositions :

  1. Foncier : réidentifier les zones d’investissement agricole (ZIA) avec la participation du monde rural et mettre au point avec ce dernier un système permettant leur exploitation par les investisseurs. Concentrer les efforts dans ces ZIA : désenclavement, transport, sécurisation, infrastructures, énergie, irrigation, équipements. Favoriser et coordonner la migration autour des ZIA pour faciliter la rencontre de l’offre et de la demande d’emplois ruraux.
  2. Insécurité : harmoniser l’application des dina avec celle de la loi. Maîtriser le commerce des bovidés pour endiguer le phénomène « dahalo ». Améliorer l’efficacité des forces de l’ordre en améliorant leurs moyens, leur positionnement et leur effectif dans les zones à risque.
  3. Statistiques agricoles et informations sur le marché : élaborer et mettre à jour une base de données statistiques et cartographiques agricoles permettant une prise de décision rationnelle et fondée. Création de carte professionnelle par métier rural pour séparer les amateurs des professionnels. Mettre en place un système d’information sur le marché facile à utiliser et accessible pour faciliter la rencontre de l’offre et de la demande.
  4. Approche chaîne de valeur : identifier les spéculations prioritaires (. Entre autres, le riz, le maïs, le manioc, les fruits et légumes biologiques, les oléagineux [soja, arachide], les grains secs [haricots, pois du cap]) par rapport aux opportunités de marché, structurer les acteurs et agir sur les goulots d’étranglement.  Harmoniser l’intervention des bailleurs, programmes et projets, organisations non-gouvernementales par la mise en place d’une plateforme de dialogue public-privé.
  5. Recherche-développement : adopter une nouvelle vision sur la place du recherche-développement pour que celui-ci puisse jouer son rôle d’accompagnateur du développement des chaînes de valeur depuis l’identification des opportunités commerciales en passant par la sélection des variétés à produire, la mise au point des itinéraires techniques de production, la production de semence, la production, la récolte, les traitements post-récoltes, la transformation, le conditionnement, le transport, la commercialisation jusqu’à la consommation.
  6. Formation agricole, normes et qualité : promouvoir la création et le développement de centres de formation agricole, mettre à jour les contenus de formation selon les besoins des métiers ruraux. Faciliter l’implantation des jeunes diplômés en milieux ruraux et dans les ZIA par la mise à la disposition effective et contractuelle de 5 ha de terrain agricole et d’un kit de démarrage et ceux sur demande et sur validation d’un business plan.
    Renforcer les actions du Bureau des Normes de Madagascar pour la mise à jour et l’application des normes. Impliquer tous les acteurs dans les chaînes de valeurs dans l’amélioration et le contrôle de la qualité.
  7. Accès aux intrants et aux services financiers et non-financiers : opérationnaliser les Chambres d’Agriculture et les Centres de Services Agricoles. Promouvoir l’installation des institutions financières (banques et IMF) en milieux ruraux. Améliorer la distribution des intrants dans les zones rurales en facilitant l’implantation de nouveaux points de ventes.
  8. Equipements agricoles et infrastructures rurales : faciliter l’acquisition d’équipements agricoles pour usage collectif. (ex : tracteurs). Désenclaver les zones d’investissement agricoles par la construction de nouvelles routes, construction de facilités de stockage, de transformation et de conditionnement des produits agricoles. Améliorer l’irrigation des terrains agricoles en allouant des moyens budgétaires conséquents.
  9. Agriculture biologique : adopter une réglementation nationale et une politique nationale en la matière pour permettre au pays d’exploiter les opportunités commerciales toujours grandissante en la matière. Promouvoir la certification collective, l’installation ou la création d’organismes de certification locaux pour une concurrence et une baisse des coûts de certification.
  10. Industries agroalimentaires : promouvoir les investissements dans le domaine des industries agroalimentaires pour davantage de mise en valeurs de nos produits agricoles. Concentrer les efforts dans les zones d’investissement agricoles et les spéculations prioritaires.

 

Le Président: Njaka RAJAONARISON

La Vice-Présidente chargée de la Communication: Olivia RAJERISON

Le Vice-Président chargé des Opérations: Aimé ANDRIANIRINA

Les 10 propositions de l’Observatoire de l’Entrepreneuriat – Madagascar

« Des techniciens et experts en entrepreneuriat se sont groupés pour former l’Observatoire de l’Entrepreneuriat à Madagascar en février 2014. C’est une initiative privée et citoyenne qui contribue au développement du pays. La décision a été prise car nous ne pouvons pas croiser les bras face à la pauvreté grandissante de la population et à la mort lente des entreprises malagasy. Nous, fondateurs de cet Observatoire sont convaincus que l’entrepreneuriat est le pilier principal du développement économique.

Ainsi, par la présente, l’Observatoire de l’Entrepreneuriat fait le constat suivant dans le domaine du développement de l’entrepreneuriat à Madagascar :

  • Il n’existence pas de politique et de stratégie de développement de l’entrepreneuriat.
  • Le système éducatif ne permet pas l’émergence d’une culture entrepreneuriale.
  • Les organismes d’appui manquent d’opérationnalité.
  • Les groupements patronaux existent depuis longtemps, les initiatives privées qui appuient la création d’entreprise émergent ces derniers temps mais sont groupées dans la capitale et ne peuvent pas cibler un grand nombre.
  • Le secteur informel se développe.
  • L’accès au crédit reste difficile pour les entrepreneurs.
  • Les entreprises malagasy qui s’internationalisent ne bénéficient pas d’un minimum d’appui provenant des autorités malagasy.

Evidemment, ces points sont bien connus d’un grand nombre de nos responsables et ils ne constituent qu’une partie des problèmes qui existent.

10pointsODE

 

L’Observatoire se permet d’apporter sa collaboration en proposant les dix points suivants pour promouvoir l’entrepreneuriat à Madagascar :

1-      Adopter et mettre en œuvre une politique de développement de l’entrepreneuriat. Prioriser dans cette politique le développement des micro-entreprises qui sont majoritaires en nombre et l’entrepreneuriat rural.

2-      Promouvoir la création d’entreprise en offrant des mesures incitatives aux créateurs d’entreprise et en constituant un fonds pour l’entrepreneuriat (FPE) provenant des taxes déjà payées par les entreprises fonctionnelles et des IDE et des redevances minières, en appuyant le développement des incubateurs, start up et pépinières d’entreprises.

3-      Renforcer l’opérationnalisation des organismes d’appui dans les 22 régions: EDBM, CCI…

4-      Faciliter l’accès aux crédits en révisant à la baisse le taux directeur de la banque centrale et en prenant des mesures pour faire baisser les taux auprès des banques primaires.

5-      Mettre en place un vaste programme de renforcement de la compétitivité des entreprises en tenant compte des divers volets : formation, transfert de technologie, équipements, mise aux normes, accès au marché.

6-      Adopter et mettre en œuvre une bonne politique d’intelligence économique en vue de protéger et de promouvoir les entreprises nationales. Impliquer les représentations malagasy à l’étranger dans le développement des entreprises malagasy à l’international.

7-       Insérer dans les programmes de formation des matières et des activités suscitant le développement de la culture entrepreneuriale et mettre en place un programme d’appui aux nouveaux diplômés voulant créer leur propre emploi.

8-      Arrêter la libéralisation sauvage, les exploitations illicites de la richesse nationale et veiller au respect d’une concurrence saine, au développement et au respect des normes et réglementations.

9-      Constituer une plateforme de dialogue permanent pour le développement de l’entrepreneuriat, impliquer tous les acteurs concernés dans des débats avant toute décision importante.

10-   Concernant les grands investissements miniers: améliorer les débats et les consultations publiques avant exploitation pour que celles-ci ne soient plus symboliques, revoir la perception et l’utilisation des redevances minières pour le bénéfice du pays, pour le renforcement de l’entrepreneuriat malagasy et pour un meilleur impact dans les régions de mise en œuvre.

Nous restons disponibles à développer davantage ces propositions et de contribuer à l’élaboration de plan d’actions et à la mise en œuvre de celles-ci.

Enfin, l’Observatoire de l’Entrepreneuriat à Madagascar invite les forces vives de la nation à collaborer au développement de l’entrepreneuriat pour le bonheur de la population malagasy. »

Source: http://www.observatoire.mg